
Le genre Elaeagnus appartient à la famille des Elaeagnaceae (ordre des Rosales) et comprend environ 50 espèces. Son nom dérive du grec elaia (olive) et agnos (gattilier), évoquant ses fruits oliviformes et ses feuilles argentées. Le genre est originaire d’Asie tempérée et subtropicale, avec un centre de diversité en Chine et au Japon, s’étendant jusqu’en Europe méridionale et en Amérique du Nord.
Les Elaeagnus sont des arbustes ou petits arbres, caducs ou sempervirents, atteignant 2 à 10 m de hauteur. Les rameaux sont souvent épineux, couverts d’écailles argentées ou dorées. Les feuilles sont alternes, simples, entières, elliptiques à lancéolées, argentées dessous par un indument dense de poils peltés, parfois également argentées dessus.
Les fleurs sont petites, tubulées, à 4 lobes, sans vrais pétales, jaune pâle à blanchâtres, intensément parfumées. Elles sont solitaires ou en fascicules axillaires. Le fruit est une drupe ellipsoïde de 1 à 2 cm, charnue, argentée puis rouge ou orangée à maturité, à saveur sucrée-acidulée, contenant un seul noyau strié. Les racines fixent l’azote atmosphérique grâce à Frankia.
Elaeagnus umbellata, le goumi d’automne, produit des fruits extrêmement riches en lycopène (7 à 17 fois plus que la tomate), un antioxydant puissant. E. angustifolia, l’olivier de Bohême, supporte des températures allant de -40 °C à +45 °C et des sols salins, ce qui en fait un champion de la résistance aux stress abiotiques. Sa capacité à fixer l’azote (jusqu’à 100 kg N/ha/an) transforme les sols pauvres, mais cette même qualité en fait une espèce envahissante redoutable le long des rivières nord-américaines.