
Le genre Dioon appartient à la famille des Zamiaceae et regroupe une quinzaine d’espèces de cycadales primitives. Le nom Dioon dérive du grec « dis » signifiant « deux » et « oon » pour « œuf », en référence aux deux ovules portés par chaque sporophylle femelle. Ces plantes fossiles vivantes sont endémiques du Mexique et de certaines régions d’Amérique centrale, avec une aire de répartition s’étendant principalement des zones arides du nord du Mexique jusqu’aux forêts tropicales du sud.
Les Dioon sont des plantes dioïques au port palmiforme, caractérisées par un tronc cylindrique pouvant atteindre 1 à 15 mètres de hauteur selon les espèces. Le stipe, généralement non ramifié, porte à son sommet une couronne de feuilles pennées coriaces disposées en rosette. Les frondes, longues de 0,5 à 2 mètres, présentent des folioles linéaires à lancéolées, souvent épineuses sur les bords, comme chez Dioon spinulosum.
Les structures reproductrices, appelées cônes ou strobiles, apparaissent au centre de la rosette foliaire. Les cônes mâles sont cylindriques et libèrent un pollen abondant, tandis que les cônes femelles, plus volumineux et ovoïdes, portent les graines. Ces dernières, de couleur orange à rouge à maturité, mesurent 2 à 4 centimètres de diamètre et présentent un tégument dur caractéristique des cycadales.
Les Dioon colonisent des habitats variés, depuis les déserts rocheux jusqu’aux forêts de pins-chênes et aux forêts tropicales humides. Ces plantes à croissance extrêmement lente développent des relations symbiotiques avec des cyanobactéries fixatrices d’azote dans leurs racines coralloïdes. La pollinisation s’effectue principalement par le vent, bien que certains insectes, notamment des coléoptères, puissent également jouer un rôle. Toutes les espèces du genre sont considérées comme menacées d’extinction en raison de la destruction de leur habitat et de la collecte illégale, Dioon edule étant particulièrement recherché pour ses graines comestibles après traitement.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 19 mars 2026.
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