
Le genre Delairea appartient à la famille des Asteraceae et regroupe une seule espèce actuellement reconnue. Cette plante herbacée vivace trouve ses origines en Afrique du Sud, plus précisément dans les régions côtières de la province du Cap. Le nom générique Delairea honore la mémoire de François Delair, botaniste français du XIXe siècle qui contribua à l’étude de la flore sud-africaine.
Au sein de la vaste famille des Asteraceae, Delairea se distingue par ses caractéristiques morphologiques particulières. L’espèce type Delairea odorata constitue l’unique représentant de ce genre monospécifique. Les études phylogénétiques récentes confirment sa position taxonomique distincte au sein de la tribu des Senecioneae, bien qu’elle partage certains traits avec les genres voisins.
Delairea odorata se présente sous la forme d’une plante grimpante ou rampante pouvant atteindre plusieurs mètres de longueur. Ses tiges charnues et flexibles portent des feuilles alternes, pétiolées, de forme triangulaire à cordée. Le limbe foliaire, d’un vert brillant, mesure généralement 5 à 10 centimètres de largeur et présente des marges légèrement dentées.
Les inflorescences terminales regroupent de nombreux capitules jaunes de petite taille, dégageant un parfum caractéristique. Chaque capitule ne contient que des fleurs ligulées fertiles, sans fleurs tubuleuses centrales. Les fruits sont des akènes surmontés d’une aigrette plumeuse facilitant leur dispersion par le vent.
Delairea odorata colonise naturellement les zones côtières rocheuses et les pentes humides de montagne en Afrique du Sud. Cette espèce s’est révélée particulièrement adaptative et s’est naturalisée dans de nombreuses régions au climat méditerranéen, notamment en Californie, en Australie et dans certaines îles de l’Atlantique. Sa capacité d’adaptation remarquable lui permet de prospérer dans des conditions variées, ce qui en fait parfois une espèce envahissante préoccupante pour les écosystèmes locaux.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 17 mars 2026.
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