
Le genre Davidia appartient à la famille des Nyssaceae (parfois placé dans les Davidiaceae) et ne comprend qu’une seule espèce, Davidia involucrata, l’arbre aux mouchoirs ou arbre aux colombes. Il fut découvert par le père missionnaire Armand David en 1869 dans le Sichuan et décrit scientifiquement par Henri Baillon en 1871. L’introduction en culture fut l’œuvre d’Ernest Henry Wilson, envoyé en Chine par la pépinière Veitch en 1899, dans une expédition légendaire. La position taxonomique de Davidia a oscillé entre les Cornaceae, une famille propre (Davidiaceae), et les Nyssaceae où la phylogénétique moléculaire le place désormais.
Davidia involucrata est un arbre caduc atteignant 20-25 m dans son habitat naturel. Le tronc porte une écorce brun-orangé se desquamant en fines écailles. Les feuilles sont alternes, largement ovales-cordées, dentées, de 8-15 cm, rappelant celles du tilleul. Le spectacle floral est unique dans le monde végétal : chaque inflorescence est un capitule globuleux de petites fleurs sans pétales, encadré de deux grandes bractées blanches inégales (la plus grande atteignant 20 cm), flottant au vent comme des mouchoirs ou des colombes. Le fruit est une drupe verte, dure, de 3-4 cm, contenant un noyau sillonné abritant 3-5 graines à dormance complexe.
Davidia involucrata est endémique des forêts montagnardes humides du centre-sud de la Chine, principalement dans le Sichuan, le Hubei, le Guizhou et le Yunnan, entre 1 100 et 2 600 m d’altitude. C’est un arbre de sous-canopée des forêts mixtes de feuillus, associé à Tetracentron, Cercidiphyllum et divers chênes. Relique tertiaire par excellence, il témoigne de la richesse des forêts d’Asie orientale qui ont survécu aux glaciations grâce à la topographie montagneuse servant de refuge. L’espèce est classée vulnérable par la liste rouge chinoise, menacée par la déforestation et la fragmentation de son habitat. Elle est protégée dans plusieurs réserves naturelles, dont Wolong.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 45.2% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 18 mars 2026.
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