
Le genre Cotoneaster appartient à la famille des Rosaceae (ordre des Rosales) et comprend environ 300 espèces, un nombre en constante discussion en raison de la fréquence de l’apomixie. Son nom dérive du latin cotoneum (coing) et du suffixe -aster (ressemblance imparfaite), signifiant « faux cognassier ». Le genre est originaire d’Eurasie tempérée, avec un centre de diversité majeur dans les montagnes de Chine et de l’Himalaya.
Les cotonéasters sont des arbustes à feuilles caduques ou sempervirentes, atteignant 0,2 à 5 m de hauteur selon les espèces. Le port est extrêmement variable : étalé-rampant, dressé ou arqué. Les feuilles sont alternes, simples, entières, petites à moyennes, souvent tomenteuses dessous. Les rameaux sont densément ramifiés, parfois disposés en arête de poisson.
Les fleurs sont petites, blanches ou rosées, à 5 pétales, solitaires ou en corymbes, peu voyantes mais mellifères. Le fruit est un petit « piridion » (faux fruit charnu), globuleux, rouge, orange ou noir selon les espèces, persistant longtemps sur les rameaux en hiver, ce qui constitue leur attrait ornemental principal.
Les cotonéasters sont d’une importance écologique majeure pour l’avifaune hivernale : leurs fruits persistent tout l’hiver et constituent une réserve alimentaire pour les grives, merles et jaseurs. Cependant, cette efficacité de dissémination par les oiseaux pose un problème environnemental : plusieurs espèces, notamment C. horizontalis et C. simonsii, sont considérées comme envahissantes en Europe occidentale, en Australie et en Nouvelle-Zélande, colonisant les falaises calcaires et menaçant les habitats naturels.