
Le genre Commiphora appartient à la famille des Burseraceae et regroupe environ 190 espèces d’arbres et d’arbustes succulents. Le nom latin dérive du grec « kommi » signifiant gomme et « pherein » qui veut dire porter, en référence à la production de résines aromatiques caractéristique de ces végétaux. Ce genre trouve son origine principale dans les régions arides et semi-arides d’Afrique, de Madagascar et de la péninsule arabique, avec quelques représentants en Amérique du Sud et en Inde.
Les Commiphora se présentent sous forme d’arbres ou d’arbustes de taille variable, généralement entre 3 et 15 mètres de hauteur. Leur tronc et leurs branches sont souvent renflés et succulents, adaptés au stockage d’eau, avec une écorce caractéristique qui s’exfolie en plaques papyracées. Les feuilles sont composées, trifoliolées ou pennées, caduques pendant la saison sèche, et présentent souvent une texture coriace.
Les fleurs sont petites, généralement unisexuées et de couleur verdâtre à rougeâtre, regroupées en inflorescences axillaires. Les fruits sont des drupes ovoïdes, souvent colorées, contenant une graine unique. La caractéristique la plus remarquable du genre est la production de résines et de gommes aromatiques qui s’écoulent naturellement des blessures de l’écorce.
Les Commiphora colonisent préférentiellement les milieux arides, les savanes épineuses et les formations rocailleuses où ils constituent souvent des éléments dominants de la végétation xérophile. Leurs fleurs sont principalement pollinisées par les insectes, notamment les abeilles et les mouches. Ces arbres jouent un rôle écologique important dans leurs écosystèmes en fournissant nourriture et abri à de nombreuses espèces animales, particulièrement pendant les périodes de sécheresse. Plusieurs espèces du genre, notamment Commiphora myrrha productrice de myrrhe, font l’objet d’une exploitation commerciale intensive qui menace certaines populations naturelles.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 15 mars 2026.
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