
Le genre Coelia appartient à la famille des Orchidaceae et regroupe environ une dizaine d’espèces d’orchidées épiphytes. Le nom générique Coelia dérive du grec ancien « koilos » signifiant « creux » ou « concave », en référence à la forme particulière du labelle de ces orchidées. Ce genre fut établi par le botaniste John Lindley en 1830. Les espèces du genre Coelia sont originaires des régions tropicales d’Amérique centrale et du Mexique, où elles croissent naturellement dans les forêts humides de montagne.
Les Coelia sont des orchidées épiphytes de taille moyenne, caractérisées par des pseudobulbes ovoïdes à coniques, généralement groupés et portant une à trois feuilles terminales. Les feuilles sont coriaces, lancéolées à oblongues, d’un vert sombre et peuvent atteindre 15 à 30 centimètres de longueur. La plante développe un système racinaire aérien typique des épiphytes, avec des racines charnues et argentées.
L’inflorescence émerge de la base du pseudobulbe sous forme d’une grappe dressée portant plusieurs fleurs parfumées. Les fleurs présentent des sépales et pétales similaires, généralement blancs à crème, tandis que le labelle trilobé est souvent marqué de jaune ou d’orange. Cette structure florale concave, caractéristique du genre, facilite la pollinisation par les insectes. Les fruits sont des capsules allongées contenant de nombreuses graines microscopiques.
Les Coelia colonisent principalement les forêts de nuages et les forêts tropicales humides d’altitude, entre 500 et 2000 mètres. Ces orchidées épiphytes s’installent sur les branches et troncs d’arbres, profitant de l’humidité constante et de la lumière filtrée par la canopée. Elles jouent un rôle écologique important en participant aux réseaux trophiques forestiers et en contribuant à la diversité spécifique des communautés épiphytes. Certaines espèces comme Coelia bella sont considérées comme vulnérables en raison de la déforestation et du commerce illégal.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 45.2% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 18 mars 2026.
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