Le genre Cerochlamys appartient à la famille des Aizoacées et comprend une seule espèce connue, Cerochlamys pachyphylla. L’étymologie du nom provient du grec « keros » signifiant cire et « chlamys » désignant un manteau, en référence à l’aspect cireux et protecteur des feuilles. Ce genre monospécifique est endémique d’Afrique du Sud, plus particulièrement de la région du Namaqualand dans la province du Cap-Nord.
Cerochlamys pachyphylla est une plante succulente de petite taille, formant des touffes compactes de 5 à 10 centimètres de hauteur. Les tiges sont courtes et charnues, portant des feuilles opposées, très épaisses et cylindriques, d’un vert grisâtre à bleuâtre. Ces feuilles pachyphylles, comme l’indique le nom spécifique, mesurent généralement 2 à 4 centimètres de longueur et présentent une surface lisse et cireuse.
Les fleurs solitaires, typiques des Aizoacées, s’épanouissent au sommet des tiges et présentent de nombreux pétales linéaires blancs à rosés. La floraison a lieu principalement durant l’hiver austral. Les fruits sont des capsules qui s’ouvrent par des valves hygroscopiques, libérant de petites graines rugueuses adaptées à la dispersion par le vent et la pluie.
Cerochlamys colonise les sols quartzitiques et granitiques des régions semi-arides du Namaqualand, où elle croît dans les fissures rocheuses et sur les affleurements rocheux. Cette adaptation lui permet de résister aux conditions extrêmes de sécheresse caractéristiques de cette région, qui reçoit moins de 200 millimètres de précipitations annuelles. La plante joue un rôle écologique modeste mais important en stabilisant les sols rocheux et en fournissant un habitat pour de petits invertébrés. Bien que son statut de conservation ne soit pas formellement évalué, cette espèce reste vulnérable en raison de son aire de répartition très restreinte et des pressions exercées par les activités minières dans la région.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 19 mars 2026.
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