
Le genre Cedrus appartient à la famille des Pinaceae et regroupe quatre espèces de conifères. Le nom Cedrus provient du grec ancien « kédros », désignant à l’origine le genévrier odorant, puis étendu aux cèdres pour leur bois aromatique. Ce genre monotypique de la région méditerranéenne et himalayenne comprend Cedrus atlantica, Cedrus brevifolia, Cedrus deodara et Cedrus libani.
Les cèdres sont des arbres imposants pouvant atteindre 30 à 50 mètres de hauteur, au port pyramidal dans leur jeunesse puis tabulaire avec l’âge. Leur tronc massif peut dépasser 2 mètres de diamètre. Les feuilles, persistantes et aciculaires, mesurent 2 à 4 centimètres de longueur et sont disposées en spirales sur les rameaux longs ou en rosettes sur les rameaux courts.
Les fleurs mâles forment des chatons dressés de couleur jaune à brun, tandis que les cônes femelles, violacés puis bruns à maturité, sont dressés et ovoïdes. Ces cônes se désagrègent sur l’arbre pour libérer des graines ailées. L’écorce, d’abord lisse et grise, devient profondément fissurée avec l’âge.
Les cèdres occupent naturellement les montagnes du bassin méditerranéen et de l’Himalaya, entre 1000 et 3200 mètres d’altitude. Ils forment des forêts clairsemées sur sols calcaires ou siliceux bien drainés, résistant à la sécheresse estivale et aux hivers rigoureux. La pollinisation est anémophile, les graines étant également dispersées par le vent. Ces essences jouent un rôle écologique majeur dans la protection des sols contre l’érosion et constituent l’habitat de nombreuses espèces endémiques.