
Le genre Casuarina appartient à la famille des Casuarinaceae et regroupe environ 17 espèces d’arbres primitifs. Le nom Casuarina dérive du malais « kasuari », en référence à la ressemblance des rameaux pendants avec le plumage du casoar. Ce genre constitue l’un des quatre genres de cette famille ancienne, caractérisée par des adaptations morphologiques particulières. L’aire d’origine du genre s’étend principalement en Australie et dans les îles du Pacifique, avec quelques espèces présentes en Nouvelle-Calédonie et en Malaisie.
Les Casuarina sont des arbres ou arbustes pouvant atteindre 15 à 30 mètres de hauteur, caractérisés par leurs rameaux verts articulés et pendants ressemblant à des queues de cheval. Les véritables feuilles sont réduites à de minuscules écailles disposées en verticilles aux nœuds des rameaux, la photosynthèse étant assurée par les tiges chlorophylliennes striées longitudinalement.
Les fleurs sont unisexuées, les plantes étant généralement monoïques. Les fleurs mâles forment des épis terminaux brunâtres, tandis que les fleurs femelles sont groupées en cônes globuleux. Les fruits consistent en des cônes ligneux contenant de nombreuses petites graines ailées. Une particularité remarquable réside dans la symbiose racinaire avec des bactéries du genre Frankia, permettant la fixation de l’azote atmosphérique.
Les Casuarina colonisent principalement les sols pauvres, sablonneux ou salins des zones côtières, des dunes et des terrains dégradés. Leur capacité à fixer l’azote leur confère un rôle écologique majeur dans la restauration des sols appauvris et la lutte contre l’érosion. La pollinisation s’effectue par le vent, et la dispersion des graines légères est également anémochore. Plusieurs espèces comme Casuarina equisetifolia ont été largement introduites dans les régions tropicales et subtropicales pour le reboisement, devenant parfois envahissantes dans certains écosystèmes insulaires.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 38.7% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 20 mars 2026.
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