
Le genre Callitriche appartient à la famille des Plantaginaceae et regroupe une cinquantaine d’espèces de plantes aquatiques réparties dans le monde entier. Le nom latin Callitriche dérive du grec ancien « kallos » signifiant « beauté » et « thrix » signifiant « cheveu », en référence à l’aspect délicat des feuilles submergées filiformes qui évoquent une chevelure flottante. Ces plantes sont originaires des régions tempérées et froides de l’hémisphère nord, bien qu’elles se soient largement répandues dans d’autres zones géographiques.
Les callitriches sont des plantes herbacées annuelles ou vivaces de petite taille, généralement de 10 à 50 centimètres de longueur. Leurs tiges grêles et flexibles peuvent être entièrement submergées ou partiellement émergées selon les conditions hydriques. Les feuilles présentent un dimorphisme marqué : les feuilles submergées sont linéaires, étroites et translucides, tandis que les feuilles flottantes ou émergées sont spatulées, plus larges et disposées en rosettes terminales.
Les fleurs de Callitriche sont minuscules, unisexuées et dépourvues de pétales, regroupées à l’aisselle des feuilles. Les fruits sont des capsules sèches qui se divisent en quatre méricarpes à maturité. Une particularité remarquable de ce genre réside dans sa capacité d’adaptation morphologique aux variations du niveau d’eau, modifiant la forme de ses feuilles selon qu’elles sont submergées ou émergées.
Les callitriches colonisent principalement les milieux aquatiques stagnants ou à faible courant : mares, étangs, fossés, ruisseaux et zones humides temporaires. Leur pollinisation s’effectue principalement par l’eau ou le vent, les fleurs étant généralement situées au niveau de la surface. Ces plantes jouent un rôle écologique important en oxygénant l’eau, en servant d’abri et de nourriture pour la faune aquatique, et en participant à l’épuration naturelle des milieux humides. Bien que généralement communes, certaines espèces de callitriches connaissent des déclins locaux dus à la dégradation des zones humides et à la pollution des eaux.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 45.2% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 18 mars 2026.
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