
Le genre Baeckea appartient à la famille des Myrtaceae et regroupe environ 75 espèces d’arbustes persistants. Ce genre fut établi par Carl von Linné en l’honneur d’Abraham Bäck, botaniste et médecin suédois du XVIIIe siècle. L’aire d’origine du genre s’étend principalement en Australie, avec quelques espèces présentes en Nouvelle-Calédonie et dans les régions tropicales d’Asie du Sud-Est.
Les Baeckea constituent un genre typique de la famille des Myrtaceae, caractérisée par la présence de glandes sécrétrices d’huiles essentielles. La classification de ce genre a connu plusieurs révisions taxonomiques, certaines espèces ayant été transférées vers d’autres genres comme Babingtonia ou Sannantha. L’étymologie du nom rend hommage à Abraham Bäck (1713-1795), disciple de Linné et auteur d’importants travaux sur la flore scandinave.
Les espèces du genre Baeckea sont des arbustes compacts, généralement de petite taille, mesurant entre 0,5 et 3 mètres de hauteur. Leurs tiges sont souvent ramifiées et portent de petites feuilles opposées, linéaires à elliptiques, coriaces et aromatiques. Le feuillage persistant présente une coloration vert foncé et dégage un parfum caractéristique lorsqu’il est froissé.
Les fleurs, petites et généralement blanches ou rosées, sont solitaires ou groupées en inflorescences terminales. Elles possèdent cinq pétales libres et de nombreuses étamines saillantes, typiques de la famille des Myrtaceae. Les fruits sont des capsules ligneuses qui s’ouvrent à maturité pour libérer de nombreuses graines minuscules.
Les Baeckea colonisent principalement les zones humides, les tourbières et les landes sablonneuses d’Australie. Ces arbustes supportent bien les sols pauvres et acides, ainsi que les conditions de sécheresse temporaire. La pollinisation est généralement assurée par les insectes, attirés par le nectar abondant des fleurs. Dans leur environnement naturel, ils jouent un rôle important dans la stabilisation des sols et constituent des refuges pour la petite faune. Certaines espèces présentent un statut de conservation préoccupant en raison de la destruction de leurs habitats naturels.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 45.2% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 18 mars 2026.
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