
Le genre Asteriscus appartient à la famille des Asteraceae et comprend une dizaine d’espèces de plantes herbacées vivaces ou annuelles. Le nom Asteriscus dérive du grec ancien « asteriskos », diminutif d’« aster » signifiant « petite étoile », en référence à la forme étoilée caractéristique de ses capitules floraux. Ce genre est endémique du bassin méditerranéen et des îles Canaries, où il s’est diversifié dans des environnements côtiers particulièrement contraignants.
Les Asteriscus sont des plantes de petite taille, généralement comprises entre 10 et 40 centimètres de hauteur, formant des touffes denses et étalées. Leurs tiges sont souvent ligneuses à la base, ramifiées et couvertes d’un duvet blanchâtre. Les feuilles, alternes et sessiles, présentent une forme spatulée à oblongue avec des bords entiers ou légèrement dentés, et sont recouvertes d’une pubescence laineuse qui leur confère une teinte gris-vert caractéristique.
Les inflorescences sont des capitules solitaires portés par des pédoncules courts, entourés de bractées rayonnantes rigides et épineuses qui persistent après la floraison. Les fleurs ligulées jaune vif forment une couronne autour du disque central composé de fleurons tubulés. Les fruits sont des akènes surmontés d’un pappus constitué d’écailles courtes, facilitant leur dispersion par le vent.
Le genre Asteriscus colonise principalement les milieux côtiers rocheux, les falaises maritimes et les dunes consolidées où peu d’autres espèces parviennent à survivre. Ces plantes xerophytes sont parfaitement adaptées aux embruns salés, à la sécheresse estivale et aux sols pauvres. Leurs fleurs attirent divers insectes pollinisateurs, notamment les abeilles sauvages et les papillons, jouant un rôle important dans les écosystèmes littoraux méditerranéens. Bien que localement abondantes, certaines populations d’Asteriscus subissent la pression de l’urbanisation côtière et nécessitent une surveillance particulière pour leur conservation.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 17 mars 2026.
Si le sujet vous intéresse, vous pouvez découvrir notre analyse détaillée pour comprendre les raisons de leur extinction, les enjeux écologiques et les solutions possibles pour que chacun puisse agir à son échelle dès aujourd'hui.