
Le genre Achimenes appartient à la famille des Gesneriaceae et comprend environ 25 espèces. Le nom dérive possiblement du grec a-cheimainein (qui ne supporte pas le froid), en référence à la nature frileuse de ces plantes. Toutes les espèces sont originaires d’Amérique centrale et du Mexique, avec quelques extensions en Amérique du Sud tropicale. Achimenes est classé dans la tribu des Gloxinieae aux côtés de Gloxinia, Kohleria et Smithiantha. Le genre est cultivé depuis le milieu du XIXe siècle en Europe, où il était très populaire dans les serres victoriennes.
Les Achimenes sont des plantes herbacées vivaces de 20 à 60 cm, développant de petits rhizomes écailleux (resemblant à de minuscules cônes de pin ou des chenilles) servant d’organes de dormance. Les tiges sont dressées ou retombantes, pubescentes, portant des feuilles opposées ou verticillées, ovales, dentées, souvent pourprées au revers. Les fleurs sont axillaires, tubulaires-évasées, à 5 lobes étalés, de 3 à 5 cm, dans une palette exceptionnellement riche : blanc, rose, rouge, violet, bleu, orange, jaune, souvent avec une gorge contrastée. La corolle est légèrement zygomorphe. La floraison est abondante et prolongée (juin-octobre). Le fruit est une capsule rarement produite en culture.
Les Achimenes sont originaires des forêts tropicales sèches et des forêts de nuages du Mexique et d’Amérique centrale (Guatemala, Honduras, Costa Rica), entre 500 et 2 500 m d’altitude. Ils poussent sur les talus ombragés, les rochers moussus et dans les sous-bois clairs. Le cycle de vie est marqué par une dormance hivernale : la partie aérienne meurt en automne, les rhizomes écailleux survivent dans le sol sec jusqu’au retour des pluies. En culture, les rhizomes sont conservés au sec et au frais (10-15°C) pendant l’hiver. Les Achimenes sont excellents en suspensions et jardinières estivales pour les emplacements ombragés. Plus de 300 cultivars ont été enregistrés, avec un intérêt renouvelé pour l’hybridation depuis les années 2000, notamment en Europe de l’Est et en Russie.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 45.2% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 18 mars 2026.
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