Cuscuta campestris, appelée Cuscute des champs, est une plante annuelle de la famille des Convolvulaceae. Contrairement à la majorité des végétaux, il s'agit d'une espèce parasite dépourvue de chlorophylle et de véritables racines. Cette plante grimpante se présente sous forme de tiges filiformes rougeâtres ou jaunâtres, très ramifiées, enroulées autour de ses plantes hôtes. Elle mesure généralement entre 30 et 100 cm de long. Les feuilles sont réduites à l'état de petites écailles. Originaire d'Amérique du Nord et du Mexique, elle s'est naturalisée dans de nombreuses régions tempérées. La Cuscute des champs s'installe principalement sur les cultures agricoles et les plantes herbacées sauvages, dont elle absorbe les nutriments par des suçoirs spécialisés.
Cuscuta campestris occupe une niche écologique singulière en tant que parasite obligatoire de nombreuses plantes hôtes. Elle affecte notamment les cultures de luzerne, trèfle, tournesol et légumineuses. Son impact écologique est ambivalent : bien qu'elle puisse réduire la productivité agricole et la vigueur de ses hôtes, elle représente aussi une ressource alimentaire pour certains insectes spécialisés. Cette plante contribue à la disparition des plantes cultivées affaiblies et participe à une forme de régulation naturelle des peuplements. La pollution des sols peut favoriser sa prolifération en affaiblissant les défenses des espèces hôtes. Elle s'adapte bien aux zones agricoles modernes et résiste aux variations climatiques.
Espèce observée dans 93 pays à travers le monde.
Contrairement à ses congénères reconnues en médecine traditionnelle asiatique, Cuscuta campestris ne possède pas d'usages médicinaux ou culinaires significatifs en Europe. Ses propriétés restent peu étudiées. La famille des Convolvulaceae inclut des espèces aux propriétés purgatives et diurétiques, mais ce potentiel n'a pas été démontré pour la Cuscute des champs. Son intérêt principal reste académique pour la parasitologie végétale. En tant que plante parasite, elle ne présente aucun avantage ornemental ni nutritif. Elle est essentiellement considérée comme une espèce nuisible dans les contextes agricoles. Certains chercheurs l'étudient pour comprendre les mécanismes de parasitisme végétal et les interactions plante-hôte.
Cuscuta campestris se cultive difficilement volontairement, son intérêt étant essentiellement scientifique. Cette annuelle préfère l'exposition ensoleillée et tolère un arrosage faible une fois établie. Elle prospère sur des sols limoneux, bien que son besoin réel soit la présence d'une plante hôte appropriée. Rustique, elle supporte les conditions climatiques tempérées. Ses tiges caduc se développent rapidement durant la saison chaude, parasitant activement leurs hôtes. La floraison intervient de juillet à octobre, produisant de petites fleurs blanches insignifiantes. Pour l'éliminer d'un jardin ou d'une culture, le contrôle mécanique (enlèvement des tiges) et l'élimination des plantes infestées restent les méthodes les plus efficaces. En laboratoire, sa culture nécessite des plantes hôtes vivantes spécifiques.