
Le genre Thamnocalamus appartient à la famille des Poaceae (ordre des Poales), sous-famille des Bambusoideae, tribu des Arundinarieae (bambous tempérés). Il comprend environ 6 espèces. Le nom vient du grec thamnos (buisson) et calamos (roseau), décrivant le port buissonnant de ces bambous. Le genre est originaire de l’Himalaya, de la Chine occidentale et de l’Afrique du Sud (distribution disjointe remarquable).
Les Thamnocalamus sont des bambous cespiteux (non traçants), formant des touffes denses et élégantes. Les chaumes sont dressés, fins (1 à 2 cm de diamètre), atteignant 3 à 6 mètres de hauteur, souvent glauques ou pourprés à l’état jeune. Les gaines caulinaires sont persistantes ou tardivement caduques. Les feuilles sont étroites, linéaires-lancéolées, vert vif.
Comme tous les bambous, leur floraison est rare et grégaire, espacée de plusieurs décennies. Les fleurs sont des épillets typiques des graminées. Le rhizome est pachymorphe (court et compact), ce qui confère à ces bambous un port non invasif, contrairement aux bambous à rhizomes leptomorphes (traçants) comme Phyllostachys.
Les Thamnocalamus himalayens poussent dans les forêts de montagne entre 2000 et 4000 m d’altitude, dans un climat froid et humide. T. tessellatus, originaire d’Afrique du Sud (montagnes du Drakensberg), est le seul bambou indigène du continent africain austral, ce qui pose des questions biogéographiques fascinantes sur la distribution disjointe du genre entre l’Asie et l’Afrique.