
Le genre Taraxacum appartient à la famille des Asteraceae (ordre des Asterales) et comprend entre 60 et 2 000 espèces selon les auteurs (la taxonomie est rendue extrêmement complexe par l’apomixie). Son nom dérive de l’arabe tarakhshaqūn (chicorée sauvage) ou du persan talkh chakok (herbe amère). Le genre est cosmopolite, avec un centre de diversité dans les régions tempérées de l’hémisphère nord.
Les pissenlits sont des herbes vivaces acaules, à racine pivotante charnue et profonde, exsudant un latex blanc laiteux. Les feuilles sont en rosette basale, profondément découpées en lobes triangulaires aigus (roncinées), glabres, de 5 à 40 cm. La hampe florale est creuse, nue, portant un unique capitule terminal.
Le capitule est composé exclusivement de fleurs ligulées jaune d’or (pas de fleurs tubulées). L’involucre a deux rangs de bractées : les externes réfléchies, les internes dressées. Le fruit est un akène fusiforme surmonté d’un long bec portant une aigrette de soies plumeuses blanches (pappus), formant la « boule de graines » sphérique emblématique dispersée par le vent.
Le pissenlit est l’une des plantes les plus résilientes et ubiquistes au monde, poussant des trottoirs urbains aux prairies alpines. La majorité des pissenlits européens se reproduisent par apomixie (graines sans fécondation), chaque « micro-espèce » étant un clone génétiquement identique. Le pissenlit russe (T. kok-saghyz) produit un latex riche en caoutchouc naturel, étudié comme alternative à l’hévéa. Toutes les parties du pissenlit sont comestibles : feuilles en salade, racine torréfiée en succédané de café, fleurs en vin ou en confiture.