
Le genre Santolina appartient à la famille des Asteraceae et regroupe environ 25 espèces de sous-arbrisseaux vivaces. Le nom dérive du latin sanctum linum signifiant « lin sacré », en référence aux propriétés médicinales traditionnellement attribuées à ces plantes. Ce genre est endémique du bassin méditerranéen occidental, avec une aire de répartition centrée sur la péninsule ibérique, le sud de la France et le Maghreb.
Les santolines sont des sous-arbrisseaux compacts de 20 à 80 cm de hauteur, formant des touffes denses et arrondies. Leurs tiges ligneuses à la base portent un feuillage persistant très découpé, souvent blanchâtre ou gris-argenté chez Santolina chamaecyparissus, ou vert chez Santolina virens. Les feuilles alternes, sessiles et profondément divisées, dégagent un parfum aromatique caractéristique lorsqu’elles sont froissées.
La floraison estivale se caractérise par des capitules solitaires jaune vif, portés par de longs pédoncules dressés au-dessus du feuillage. Chaque capitule, dépourvu de ligules, ne contient que des fleurons tubulés. Les fruits sont des akènes surmontés d’une couronne d’écailles, dispersés principalement par le vent.
Les santolines colonisent les milieux arides et ensoleillés : garrigues, maquis, pelouses sèches et rocailles calcaires. Leur système racinaire développé et leur feuillage adapté leur permettent de résister efficacement à la sécheresse estivale. Ces plantes mellifères attirent de nombreux insectes pollinisateurs, particulièrement les abeilles et les papillons, jouant un rôle important dans les écosystèmes méditerranéens. Bien que localement menacées par l’urbanisation, la plupart des espèces ne présentent pas de statut de conservation préoccupant.