Les Polytrichaceae sont une famille de mousses (bryophytes) de l’ordre des Polytrichales, comprenant environ 200 espèces en 23 genres. Le nom dérive du grec poly (beaucoup) et thrix (cheveu), en référence à la calyptra pileuse. C’est l’une des familles de mousses les plus évoluées et les plus complexes structurellement, parfois appelées « les géantes du monde des mousses ». Le genre Polytrichum est le plus connu. Les Polytrichaceae possèdent un système vasculaire interne plus développé que toute autre mousse, avec un hydroïde central (analogue du xylème) et des leptoïdes (analogues du phloème).
Les Polytrichaceae se distinguent des autres mousses par leur taille imposante et leur complexité anatomique. Polytrichum commune (polytric commun) atteint 30 à 40 cm de hauteur, avec des tiges rigides et dressées. Les feuilles sont linéaires-lancéolées, à nervure médiane épaisse portant des lamelles photosynthétiques parallèles sur la face supérieure, une structure unique maximisant la capture lumineuse. Par temps sec, les feuilles s’appressent contre la tige ; par temps humide, elles s’étalent. Les capsules (sporogones) sont anguleuses (4-6 angles), portées par un long pédicelle (seta), recouvertes par une calyptra velue caractéristique. Le péristome est composé de 32 à 64 dents courtes fixées à un épiphragme membraneux couvrant l’urne.
Les Polytrichaceae sont cosmopolites, présentes de l’Arctique aux tropiques. Polytrichum commune est l’une des mousses les plus répandues au monde, caractéristique des landes humides, des tourbières et des forêts de conifères sur sols acides. P. juniperinum colonise les sols secs et sableux, les brûlis et les talus. Dawsonia superba d’Australie et de Nouvelle-Zélande détient le record de la plus grande mousse du monde, atteignant 60 cm. Les Polytrichaceae jouent un rôle important dans les successions végétales primaires, la formation des sols et la rétention d’eau dans les écosystèmes forestiers. Historiquement, les tiges de Polytrichum étaient tressées pour fabriquer des brosses et des balais en Europe du Nord.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 07 avril 2026.
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