
Le genre Nerine appartient à la famille des Amaryllidaceae et regroupe environ 25 espèces de plantes bulbeuses vivaces. Le nom Nerine dérive du grec ancien et fait référence aux Néréides, nymphes marines de la mythologie grecque, évoquant la beauté délicate de ces fleurs. Ce genre est endémique d’Afrique australe, principalement concentré en Afrique du Sud, avec quelques espèces présentes au Lesotho et au Swaziland.
Les nérines sont des plantes bulbeuses de 30 à 60 centimètres de hauteur, développant des feuilles linéaires à lancéolées, généralement glabres et disposées en rosette basale. Le feuillage apparaît souvent après la floraison ou simultanément, selon les espèces. La tige florale, appelée hampe, est dressée et cylindrique, portant l’inflorescence au sommet.
Les fleurs, regroupées en ombelles terminales de 6 à 20 éléments, présentent six tépales libres aux extrémités souvent ondulées ou frisées, caractéristique du genre. Les coloris varient du blanc au rouge écarlate en passant par le rose et l’orange. Six étamines saillantes et un style long dépassent nettement de la corolle. Le fruit est une capsule triloculaire contenant des graines noires aplaties.
Dans leur milieu naturel, les nérines colonisent les prairies rocheuses, les pentes montagneuses et les zones de fynbos, s’adaptant aux sols bien drainés et aux climats méditerranéens. Elles fleurissent principalement en automne, période correspondant au début des pluies dans leur région d’origine. La pollinisation est assurée par divers insectes, notamment les papillons de nuit attirés par le parfum nocturne de certaines espèces comme Nerine sarniensis, curieusement appelée « lis de Guernesey » bien qu’originaire d’Afrique du Sud.