Les Monimiaceae sont une famille de dicotylédones basales de l’ordre des Laurales, comprenant environ 200 espèces en 25 genres. Le nom dérive du genre Monimia de l’île Maurice. La famille a une distribution typiquement gondwanienne, centrée sur l’hémisphère sud tropical et subtropical. Les genres principaux incluent Mollinedia (~100 espèces, néotropicales), Tambourissa (Madagascar) et Hedycarya (Australasie). En tant que membre des Laurales, les Monimiaceae sont proches des Lauraceae et des Atherospermataceae, partageant des caractères floraux primitifs comme les étamines à déhiscence valvaire.
Les Monimiaceae sont des arbres et arbustes sempervirents, aromatiques, de petite à moyenne taille. Les feuilles sont opposées, simples, coriaces, souvent dentées, à cellules à huiles essentielles donnant un parfum épicé au froissement. Les fleurs sont généralement unisexuées (plantes monoïques ou dioïques), petites, avec un réceptacle concave ou urné (hypanthe). Le périanthe est de tépales indifférenciés, spiralés ou verticillés. Les étamines, souvent nombreuses, possèdent des anthères à déhiscence valvaire (caractère partagé avec les Lauraceae). Le fruit est un ensemble de drupes ou d’achaines inclus dans le réceptacle accrescent, parfois charnu et coloré à maturité, favorisant la zoochorie.
Les Monimiaceae se distribuent dans les forêts tropicales et subtropicales humides de l’hémisphère sud : Amérique du Sud (surtout Brésil atlantique), Madagascar et Mascareignes, Malaisie, Australie orientale, Nouvelle-Zélande et Polynésie. Leur diversité est particulièrement élevée à Madagascar, où Tambourissa est l’un des genres d’arbres les plus communs des forêts humides d’altitude. En Nouvelle-Zélande, Hedycarya arborea (pigeon-wood) est un composant important de la forêt tempérée. Les fruits charnus sont une source alimentaire pour les pigeons et autres oiseaux frugivores. Les huiles essentielles de certaines espèces sont utilisées en parfumerie et médecine traditionnelle. La déforestation tropicale menace de nombreuses espèces à aire restreinte.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 45.2% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 18 mars 2026.
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