Le genre Lagarosiphon appartient à la famille des Hydrocharitacées et comprend une quinzaine d’espèces de plantes aquatiques vivaces. Le nom générique dérive du grec « lagaro » signifiant « mou » et « siphon » faisant référence à un tube, évoquant probablement la texture délicate des tiges submergées. Ces hydrophytes sont originaires d’Afrique australe, principalement concentrées en Afrique du Sud où elles colonisent naturellement les cours d’eau et les étendues lacustres.
Les Lagarosiphon se caractérisent par leur port entièrement submergé, formant des tiges grêles pouvant atteindre plusieurs mètres de longueur. Les feuilles sont disposées en verticilles serrés le long des tiges, présentant une forme linéaire à lancéolée avec des marges finement denticulées. Le feuillage dense et recourbé vers l’arrière confère à ces plantes un aspect caractéristique en brosse.
La floraison est discrète, avec des fleurs unisexuées portées par des pieds différents. Les fleurs mâles, très petites, se détachent et flottent à la surface pour assurer la pollinisation des fleurs femelles. Ces dernières émergent légèrement de l’eau grâce à un long pédicelle. Les fruits sont des capsules allongées contenant plusieurs graines.
Dans leur aire d’origine africaine, les Lagarosiphon colonisent préférentiellement les eaux calmes à faiblement courantes, riches en nutriments. Ces plantes jouent un rôle écologique important en tant qu’oxygénatrices et abris pour la faune aquatique. Cependant, Lagarosiphon major est devenue une espèce envahissante problématique en Europe, Australie et Nouvelle-Zélande, où elle forme des herbiers denses perturbant les écosystèmes aquatiques locaux et les activités humaines.