
Le genre Hydrilla appartient à la famille des Hydrocharitaceae et comprend une seule espèce reconnue, Hydrilla verticillata. Le nom latin dérive du grec ancien « hydor » signifiant eau, faisant référence à l’habitat exclusivement aquatique de cette plante. Originaire d’Asie, d’Afrique et d’Australie, ce genre représente l’une des plantes aquatiques submergées les plus répandues au monde.
Hydrilla est une plante aquatique vivace entièrement submergée, caractérisée par des tiges ramifiées pouvant atteindre plusieurs mètres de longueur. Les feuilles sont disposées en verticilles de 3 à 8 autour de la tige, de forme linéaire à lancéolée, mesurant 6 à 20 millimètres de longueur. Elles présentent des bords finement dentés et une nervure centrale marquée.
Les fleurs sont dioïques, petites et discrètes, portées à l’aisselle des feuilles. Les fleurs mâles se détachent et flottent à la surface pour la pollinisation, tandis que les fleurs femelles restent submergées. La reproduction s’effectue principalement par voie végétative grâce à des turions et des fragments de tiges.
Hydrilla colonise les eaux douces stagnantes ou à faible courant, depuis les étangs jusqu’aux grands lacs, à des profondeurs pouvant atteindre 15 mètres. Cette plante joue un rôle écologique important en fournissant habitat et nourriture à de nombreuses espèces aquatiques, tout en contribuant à l’oxygénation de l’eau. Cependant, sa capacité de croissance exceptionnelle en fait une espèce invasive redoutable dans de nombreuses régions où elle a été introduite, capable de former des herbiers denses qui modifient profondément les écosystèmes aquatiques.