
Le genre Ginkgo appartient à la famille des Ginkgoaceae
La famille des Ginkgoaceae est extrêmement ancienne et ne compte aujourd’hui qu’une seule espèce vivante, Ginkgo biloba. Ce genre monotypique représente l’unique survivant d’un groupe de gymnospermes qui dominait les forêts du Mésozoïque. Le nom Ginkgo dérive du japonais « ginkyo », signifiant « abricot d’argent », en référence à l’aspect de ses graines. Cette espèce est originaire de Chine, où elle subsiste naturellement dans quelques forêts montagneuses du sud-est du pays.
Ginkgo biloba est un arbre dioïque pouvant atteindre 30 à 40 mètres de hauteur. Son port pyramidal dans la jeunesse s’élargit avec l’âge. L’écorce gris-brun se fissure longitudinalement. Les feuilles caduques, uniques parmi les gymnospermes, sont en forme d’éventail avec une nervation dichotome caractéristique. Elles prennent une magnifique couleur dorée à l’automne.
Les fleurs mâles forment des chatons jaunâtres, tandis que les ovules des pieds femelles se développent en graines charnues ressemblant à des fruits. Ces graines dégagent une odeur désagréable à maturité. La reproduction est archaïque, avec des spermatozoïdes flagellés, caractère unique chez les arbres actuels.
Dans son aire naturelle, le ginkgo colonise les forêts mixtes tempérées humides des montagnes chinoises. Il tolère diverses conditions climatiques et résiste remarquablement à la pollution urbaine. L’espèce est considérée comme en danger dans la nature, avec seulement quelques populations sauvages connues. Ce fossile vivant a survécu aux extinctions massives grâce à sa longévité exceptionnelle, certains spécimens pouvant vivre plus de 2000 ans.