
Le genre Dysoxylum appartient à la famille des Meliaceae et compte environ 200 espèces d’arbres tropicaux. Le nom dérive du grec « dysoxylum », signifiant « bois malodorant », en référence à l’odeur désagréable que dégagent certaines espèces lorsque leur bois est coupé. Ce genre est originaire des régions tropicales d’Asie du Sud-Est, d’Australie et des îles du Pacifique, avec une diversité particulièrement élevée en Malaisie et en Indonésie.
Les Dysoxylum sont des arbres de moyenne à grande taille, pouvant atteindre 30 à 40 mètres de hauteur dans leur milieu naturel. Ils développent un tronc droit et une couronne étalée. Les feuilles sont composées pennées, alternes, avec des folioles coriaces de forme elliptique à oblongue, présentant souvent une surface brillante et des nervures bien marquées.
Les fleurs, généralement petites et de couleur blanche à jaunâtre, sont regroupées en panicules axillaires ou terminales. Le fruit est une capsule ligneuse qui s’ouvre en plusieurs valves pour libérer des graines ailées. Une particularité remarquable de ce genre réside dans la présence de glandes aromatiques dans l’écorce et le bois, responsables de l’odeur caractéristique qui a donné son nom au genre.
Les espèces de Dysoxylum colonisent principalement les forêts tropicales humides de plaine et de montagne, où elles constituent souvent des éléments importants de la canopée. Ces arbres jouent un rôle écologique essentiel en fournissant nourriture et habitat à de nombreuses espèces animales, leurs graines ailées étant dispersées par le vent. Plusieurs espèces font face à des pressions de conservation en raison de la déforestation et de l’exploitation forestière intensive dans leur aire de répartition naturelle.