
Le genre Dyckia appartient à la famille des Bromeliaceae (ordre des Poales) et comprend environ 160 espèces. Son nom honore le prince Salm-Dyck (1773-1861), botaniste et collectionneur de plantes succulentes allemand. Le genre est originaire d’Amérique du Sud, avec un centre de diversité maximal au Brésil (états du Rio Grande do Sul, Minas Gerais et Goiás), s’étendant jusqu’en Argentine, en Uruguay et au Paraguay.
Les Dyckia sont des plantes herbacées vivaces en rosette, acaules ou à tige courte, atteignant 10 à 60 cm de hauteur (hors inflorescence). Les feuilles sont rigides, succulentes, linéaires-triangulaires, bordées d’épines crochues acérées, souvent argentées par des trichomes absorbants (écailles peltées). Les rosettes forment des colonies denses par multiplication végétative.
L’inflorescence est un épi ou une panicule latérale (non terminale, contrairement à la plupart des broméliacées), portée sur une hampe robuste dépassant largement le feuillage. Les fleurs sont petites, tubulées, jaunes ou orangées, à 3 pétales. Fait remarquable, la rosette ne meurt pas après la floraison (monocarpie absente), ce qui distingue Dyckia des genres proches.
Les Dyckia sont des rupicoles et saxicoles adaptées aux affleurements rocheux (inselbergs), aux falaises et aux cerrados du Brésil, milieux extrêmement secs et ensoleillés. Contrairement à la majorité des broméliacées, elles ne possèdent pas de citerne foliaire et absorbent l’eau par leurs racines et par les trichomes foliaires. Plusieurs espèces micro-endémiques ne sont connues que d’un seul affleurement rocheux et sont menacées par l’exploitation minière et la collecte horticole.