Les Cabombaceae sont une petite famille d’angiospermes aquatiques basales de l’ordre des Nymphaeales, comprenant seulement 2 genres et environ 6 espèces : Cabomba (5 espèces) et Brasenia (1 espèce). Autrefois incluses dans les Nymphaeaceae, les analyses moléculaires ont confirmé leur statut de famille distincte, bien que proche des nymphéas. Avec les Nymphaeaceae et les Hydatellaceae, les Cabombaceae font partie des lignées les plus basales des angiospermes, divergeant très tôt après Amborella. Leur étude est donc cruciale pour comprendre l’évolution des premières plantes à fleurs.
Les Cabombaceae sont des plantes aquatiques herbacées vivaces, enracinées dans la vase, avec des tiges submergées. Cabomba possède un dimorphisme foliaire remarquable : les feuilles submergées sont finement divisées en segments filiformes (aspect de plumeau), tandis que les rares feuilles flottantes sont peltées et entières. Brasenia schreberi ne produit que des feuilles flottantes peltées, ovales, à face inférieure et tiges recouvertes d’un mucilage gélatineux transparent et épais, caractère unique parmi les plantes aquatiques. Les fleurs sont petites (1-2 cm), trimères, avec 3 sépales et 3 pétales, 3-18 étamines et 2-18 carpelles libres. La structure florale primitive à carpelles libres rappelle celle des premiers angiospermes.
Cabomba est originaire des Amériques tropicales et subtropicales, des États-Unis au nord de l’Argentine. Brasenia schreberi a une distribution disjointe remarquable : Amérique du Nord, Amérique centrale, Cuba, Afrique tropicale, Inde, Chine, Japon et Australie orientale. Les deux genres colonisent les lacs, étangs et rivières à courant lent, en eaux acides à neutres. Cabomba caroliniana, très populaire en aquariophilie, est devenue une espèce envahissante majeure en Australie, en Asie et en Europe, obstruant les plans d’eau et concurrençant la flore indigène. Brasenia est consommée comme légume au Japon (junsai) et en Chine, où ses jeunes pousses mucilageuses sont un mets délicat.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 15 mars 2026.
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