
Le genre Gelsemium appartient à la famille des Gelsemiaceae (ordre des Gentianales) et ne comprend que 3 espèces. Son nom dérive de l’italien gelsomino (jasmin), en raison d’une ressemblance superficielle des fleurs. Le genre présente une distribution disjointe : G. sempervirens et G. rankinii dans le sud-est des États-Unis, et G. elegans en Asie du Sud-Est (Chine, Vietnam, Indonésie).
Les Gelsemium sont des lianes ligneuses sempervirentes, grimpantes ou rampantes, atteignant 3 à 6 m de long. Les tiges sont volubiles, fines, à écorce brun rougeâtre. Les feuilles sont opposées, simples, lancéolées à ovales, vert brillant, entières, avec de courtes stipules interpétiolaires.
Les fleurs sont en forme d’entonnoir, de 2 à 4 cm, jaune vif et parfumées, solitaires ou en petites cymes axillaires. Le calice est à 5 sépales libres, la corolle à 5 lobes. Le fruit est une capsule aplatie contenant des graines ailées. La floraison est précoce (février-mars dans le sud-est des États-Unis).
Gelsemium sempervirens est la fleur officielle de la Caroline du Sud (États-Unis). Malgré sa beauté, toutes les parties de la plante sont extrêmement toxiques, contenant des alcaloïdes indoliques (gelséminine, gelsémine) pouvant provoquer une paralysie respiratoire mortelle. G. elegans, connu en Chine sous le nom de « herbe qui tue à coup sûr » (duanchang cao), est l’une des plantes les plus toxiques d’Asie. Paradoxalement, Gelsemium est utilisé en homéopathie (à doses infinitésimales) comme remède contre la grippe et l’anxiété depuis le XIXe siècle.