Un peu partout à travers le monde, nous prenons conscience que le développement urbain incontrôlé est à l’origine d’un certain nombre de défis en matière de gestion des terres. À l’origine du concept d’aménagement durable du territoire, il y a un constat essentiel : les ressources de notre planète sont limitées, et leur exploitation ne doit pas compromettre la capacité des générations futures à en profiter.
L’idée ici, c’est d’associer développement et croissance économique à la protection de l’environnement, tout en anticipant les défis de demain. Un vaste programme, dont la France a fait une priorité ces dernières années pour trouver le bon équilibre entre les problématiques sociales, environnementales et économiques de chaque territoire. Mais plus concrètement, comment ça se passe ?

Commerces de proximité ou zones commerciales en périphérie, terres cultivées ou projets immobiliers, options de logement, qualité du réseau de transports… L’aménagement du territoire a un impact direct sur la vie quotidienne. Et tandis que l’expansion urbaine se poursuit à un rythme soutenu, les contours de l’urbanisme font l‘expérience de perpétuels changements.
L’aménagement durable du territoire est celui qui tire le meilleur parti des infrastructures existantes et à venir, et qui s’inscrit dans une vision régionale plus large de la qualité de vie. À l’heure de la prise de conscience écologique bien sûr, il s’agit d’apprendre à bien gérer la terre, à prévenir la dégradation de la qualité des sols et de l’eau et à ralentir autant que possible la course folle du réchauffement climatique. Mais les choses vont un peu plus loin.
D’un autre côté, il faut penser productivité, compétitivité économique, viabilité financière. Aux préoccupations environnementales se mêlent forcément des questions économiques et sociales qui imposent de repenser aussi l’espace public, la mobilité ou les modes de travail pour répondre à des besoins changeants.
L’aménagement durable du territoire finalement, c’est prioriser la résilience et l’adaptabilité de nos sociétés au regard des événements présents et futurs, afin de garantir la qualité de vie de chacun et d’assurer un avenir viable aux générations à venir.
Dans le cadre de l’aménagement durable du territoire, la coordination entre les acteurs privés, les institutions et les citoyens est nécessaire dès le départ. Et les choses ne sont pas si simples à mettre en pratique, notamment du fait du chevauchement des juridictions à l’échelle régionale. Ce qu’il faut, c’est procéder par étape en se posant les bonnes questions.
Le guide de l’aménagement durable proposé par le Ministère de la Transition Écologique trace ainsi les grandes lignes des projets à venir, mais d’autres outils de planification peuvent être mis en place à une échelle plus locale. Le Schéma Directeur de la Région Île de France par exemple a été pensé pour encadrer les mutations du territoire francilien à travers divers objectifs ambitieux : création de nouveaux éco-quartiers, répartition équitable des équipements publics, lutte contre l’artificialisation des sols et les émissions de GES.
Face aux défis en termes de logement et de transport, il est essentiel de maintenir une vision de ce qu’un lieu peut devenir. Alors on réfléchit ensemble à la meilleure manière d’intégrer la nature dans les projets d’urbanisme et d’impulser de nouveaux comportements. On pense mutualisation des services, boucles locales de consommation et maintien de la productivité des terres via une gestion durable du bétail et de l’eau, ou grâce à la rotation des cultures et l’agroforesterie.
De quoi protéger la santé et améliorer le cadre de vie des habitants, mais aussi réduire la part des dépenses communales en freinant les constructions et les entretiens nécessaires à l’étalement urbain.
Les villes se veulent aujourd’hui plus inclusives et plus connectées, riches en espaces ouverts diversifiés ou multi-usages. L’aménagement paysager et les transports publics mettent l’accent sur une efficacité énergétique optimale et une consommation minime, pour des zones urbaines à l’impact le plus faible possible.
Du côté du parc logement, on note l’apparition de nouveaux matériaux, de conceptions dites bioclimatiques et de formes innovantes, plus polyvalentes, plus économes en énergie, capables de brouiller la frontière entre paysage urbain et environnement. Les immeubles sont moins hauts et s’équipent de panneaux photovoltaïques tandis que de petits commerces de proximité fleurissent dans les quartiers.
Et forcément, la ville durable est aussi celle qui sait gérer correctement ses déchets, d’où l’optimisation du tri sélectif, ou des programmes de recyclage et de compostage.
Le concept « zéro carbone » est intégré à travers les différents aspects des politiques d’aménagement du territoire, ce qui implique notamment :
Un enjeu fondamental face à la vétusté de nombreux bâtiments et aux terrains vacants, que ce soit en ville, en banlieue ou en zone rurale.
Avec le soutien de la Ville, les habitants de Trilport dans le Pays de Meaux ont ainsi initié un projet de transformation de plusieurs friches agricoles situées en centre-ville tandis qu’en Auvergne-Rhône-Alpes, un ancien site industriel a été transformé en une colline paysagère afin d’éviter son artificialisation.
Des indicateurs de base de la qualité des terres (écarts de rendement, agrodiversité, contaminations…) sont utilisés pour évaluer la santé des terres, et ainsi identifier les domaines dans lesquels les pratiques de gestion peuvent être améliorées.
Les pratiques de gestion durable des terres peuvent améliorer la santé des sols en réduisant l’érosion et en renforçant leur structure. Cela doit permettre à terme d’accroître la fertilité des sols et de faciliter l’infiltration de l’eau.
L’agroforesterie, les cultures mixtes et les programmes de reboisement participent par exemple à améliorer la pollinisation et à rendre leur habitat à des espèces sur le déclin.
Les terres gérées dans une optique de durabilité augmentent la sécurité alimentaire en améliorant la fertilité des sols, en réduisant les pertes imputables aux ravageurs et aux maladies et en renforçant la résilience des systèmes agricoles face aux changements climatiques.
Tout cela doit permettre au tissu urbain et rural de continuer à progresser, en mettant au premier plan la qualité de vie individuelle et l’équilibre entre l’Homme et la nature.
L’expérience a montré que les projets les plus viables étaient ceux qui bénéficiaient de la contribution du public. Et si la durabilité commençait avec votre aménagement extérieur ?
Terrasse en bambou, en mélèze ou en faux acacia, dalles en céramique, toiture végétalisée ou alternatives écologiques au gazon, on ne compte plus les options responsables pour verdir vos espaces de plein air.
Selon la place, optez pour une pergola en bois recyclé ou parcourez une sélection de parasols rectangulaires pour apporter la touche finale à votre aménagement. Créez une séparation avec un mur en gabions, installez un salon de jardin en teck ou en aluminium et profitez de l’ombre sous un parasol déporté idéal pour l’espace extérieur !
Envie de vous engager au quotidien avec des gestes simples ? Repenser nos comportements et la gestion de nos déchets est un moyen essentiel de contrer les effets dévastateurs liés aux dérèglements de notre planète.
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