Vous êtes ici : > Accueil > Expertises > Etudes environnementales > Mesures d'atténution


Etudes environnementales



Mesures d'atténution








Ces mesures qui visent à atténuer les impacts négatifs d’un projet comprennent les mesures de suppression et les mesures de réduction. Les mesures d’atténuation consistent essentiellement à modifier certains aspects du projet afin de supprimer ou de réduire ses effets négatifs sur l’environnement. Les modifications peuvent porter sur trois aspects du projet : sa conception, son calendrier de mise en œuvre et de déroulement et son site d’implantation.

Mesure de suppression



La mise en place des mesures de suppression correspond à l’alternative au projet de moindre impact. Elles impliquent une révision du projet initial notamment en reconsidérant les zones d’aménagement (route, piste, bâtiment…) et d’exploitation. Ces mesures permettront de supprimer les impacts négatifs sur le milieu naturel et/ou les espèces exposés.

Elles sont généralement mises en œuvre ou intégrées dans la conception du projet :

- Soit en raison du choix d'un parti d’aménagement qui permet d'éviter un impact jugé intolérable pour l'environnement.
- Soit en raison de choix technologiques permettant de supprimer des effets à la source (utilisation d'engins ou de techniques de chantier particuliers, process industriel permettant le recyclage total de l’eau ou de certains produits chimiques).

Mesure de réduction



Les mesures de réduction interviennent dès lors qu'un impact négatif ou dommageable ne peut être supprimé totalement lors de la conception du projet. Elles permettent de limiter les impacts négatifs pressentis relatifs au projet. Ces mesures peuvent ainsi s’appliquer à l’occasion des phases de travaux, de fonctionnement et d’entretien des aménagements.

Il peut s’agir d’équipements particuliers, mais aussi de règles d'exploitation et de gestion.
Il peut s’agir :

- De mesures destinées à atténuer les impacts temporaires du chantier sur l’environnement et le cadre de vie des riverains : mesures techniques, mais aussi périodes de réalisation des travaux compatibles avec certaines composantes de l'environnement (nidification d'espèces animales, activités socio-économiques, cadre de vie des riverains).

- Des dispositifs de collecte et prétraitement des eaux de ruissellement pluvial des surfaces imperméabilisées (infrastructures de transport terrestres, aéroports, zones d’activités et d'habitat),

- Des dispositifs de réduction des nuisances sonores (écran antibruit, dispositifs d’insonorisation des parties mécaniques de certains équipements),

- Des équipements de réduction des émissions ou l'amélioration de la dispersion des pollutions atmosphériques (dimensionnement des cheminées, dispositifs de filtration des poussières, régulation du trafic ou des activités industrielles en fonction des conditions météorologiques),

- Des dispositifs d’aide au franchissement des ouvrages pour les animaux terrestres ou aquatiques (ouvrages de franchissement pour les grands mammifères, crapauducs pour les batraciens, passes pour les poissons migrateurs),

- De plantations diverses, du traitement architectural des ouvrages destinés à améliorer l’intégration des ouvrages dans le paysage,

- Des mesures prises pendant l'entretien de certains ouvrages (dragage d'un bassin portuaire, vidange de la retenue d'un barrage, entretien d'une station d'épuration).

Mais ces mesures prises pour réduire les impacts sur une composante de l’environnement peuvent elles-mêmes avoir des effets négatifs sur l’environnement qu’il est nécessaire de prendre en compte : impact paysager de murs antibruit, déchets produits par les installations de traitement de l’air...


Marquer et partager


Dans la même thématique



Haut de page

Auteur