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Invasions biologiques



Processus d’invasion des espèces exotiques





Avant de devenir une espèce exotique, l'espèce doit être transportée, avoir la capacité de s’adapter aux nouvelles conditions environnementales et la capacité de puiser les ressources qui lui sont nécessaires.


Plusieurs processus rentrent en jeu pour qu’une espèce exotique devienne envahissante.

Le premier d’entre eux, le plus logique, est la nécessité pour l’espèce d’être transportée d’une zone appartenant à son aire de répartition vers une nouvelle zone en dehors de son aire (qu’elle n’aurait pu atteindre par des voies naturelles à causes de barrière géologiques, hydrographiques…). Le transport des espèces exotiques est souvent du aux activités humaines comme les transports internationaux (avions, bateaux…). L’espèce doit avoir une certaine capacité à disséminer ses propagules afin qu’ils puissent être captés et transférer par l’homme (dans le cas d’introductions involontaires).

Le deuxième processus dépend de la capacité des espèces à s’adapter aux nouvelles conditions environnementales (différentes de celles rencontrées dans son aire de répartition) rencontrées sur le nouveau site. Une espèce ne possédant pas une plasticité écologique suffisante ne pourra survivre à de nouvelles conditions de milieu.

Le troisième processus est la capacité de l’espèce à puiser les ressources nécessaires à son développement, à se défendre contre les ennemis naturels ou inversement à créer des relations mutualistes avec d’autres espèces.

Ces trois processus constituent les étapes nécessaires à une espèce exotique pour s’implanter. Toutefois pour qu’une espèce exotique devienne envahissante (ce n’est pas toujours le cas, règle généralement de 1 sur 100), celle-ci doit s’étendre et établir de nouvelles populations sur de nouveaux sites. Cette propagation de l’espèce dépend de la facilité de cette dernière à s’installer dans le nouveau milieu (espèce naturalité qui « survit » sur le nouveau milieu ou espèce qui s’est très bien adapté avec facilité), à la connectivité présente entre les différents patchs du paysage ou encore dépend du mode de dispersion utilisé par l’espèce. De plus, une espèce exotique aura plus de facilité à s’installer dans des milieux déjà perturbés et fragilisés (par les activités humaines notamment) que dans des milieux sains.

La réussite d’une espèce exotique envahissante (et donc inversement l’ampleur des dégâts occasionnés) dépend de la superficie qu’elle a réussi à occuper. Les facteurs de propagation de l’espèce sont donc des éléments capitaux à prendre en compte dans l’évolution des invasions biologiques.


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Auteur

GB

Ingénieur écologue
Directeur de la publication
Responsable et fondateur de Conservation-nature.fr

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