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Couleuvre à échelons





La couleuvre à échelon est une espèce inoffensive, non venimeuse, mais qui mord fortement lorsqu'on tente de la saisir. Elle est très caractéristique avec ses échelles sombres sur le dos et peut atteindre 1,80 m. elle fréquente plutôt les vignes ou les zones cultivées et se nourrit en les étouffant de rongeurs, de lézards et de gros insectes.


Description de l’espèce

La Couleuvre à échelons (Rhinechis scalaris) appartient à la famille des Colubridae. C’est une grande couleuvre de corpulence moyenne à la queue courte et au museau pointu dépassant la mâchoire inférieure. Les pupilles sont rondes, les écailles lisses, les écailles rostrales très pointues en arrière et se projetant entre les écailles internasales. Les adultes sont de couleur assez unie : gris-jaune à marron claire, avec deux bandes marron foncé sur le dos allant du cou jusqu’au bout de la queue. La raie est foncée allant généralement de l’œil à l’angle de la bouche, le ventre non marqué ou avec quelques points foncés. Les yeux sont marrons foncés à noirs. Les juvéniles ont des marques prononcées en forme de H sur le dos, pouvant se joindre pour former un motif en échelle ; la tête est tachetée avec des points, raies, barres irrégulières sur le dos.

Confusions possibles

Les adultes faiblement marqués peuvent être confondus avec la Couleuvre d’Esculape (Elaphe longissima), qui est plus svelte avec le museau plus arrondi, les écailles ventrales carénées de chaque côté et seulement 23 rangs d’écailles dorsales.
Elle peut également être confondue avec la Couleuvre de Montpellier (Malpolon monspessulanus) qui ne possède pas de bandes sur le dos, qui a un museau plus arrondi, des écailles frontales étroites et uniquement 17 ou 19 rangs d’écailles dorsales.
La couleuvre à échelons juvénile peut vaguement ressembler à la Coronelle girondine (Coronella girondica) qui a moins de rangs d’écailles dorsales et un motif assez différent.

Biologie

Ecologie

La couleuvre à échelons est généralement présente dans des milieux ensoleillés, souvent rocailleux et méditerranéens, typiquement avec une végétation buissonneuse : haies, vignes, bords de champs, broussailles, forêts claires, murs de pierres sèches, embroussaillés. On peut la retrouver jusqu’à 2100 m dans le sud de son aire de répartition mais généralement jusqu’à 700 m. Elle est principalement diurne (active aux heures les plus chaudes de la journée) mais elle peut être crépusculaire voire nocturne par temps chaud. Elle est principalement terrestre mais on peut la retrouver aussi sur les talus, les tas de pierres, voire dans les arbres et arbustes.

Reproduction

L’accouplement a lieu à la fin du printemps et dure jusqu’à une heure. La femelle pond, trois à six semaines plus tard, 4 à 15 œufs (voire 24) collés les uns aux autres et déposés sous des pierres ou dans la végétation morte, dans des terriers d’autres animaux ou creusés par la couleuvre. Les œufs peuvent représenter jusqu’à 30-45% du poids de la femelle gestante, la mère pouvant rester avec eux pendant les quelques jours suivant la ponte. Les femelles adultes ne se reproduisent pas toutes chaque année. L’éclosion a lieu au bout d’environ 7 à 11 semaines. Les nouveaux nés mesurent environ 25-35 cm. La maturité sexuelle est atteinte vers 5 ans chez la femelle, moins chez le male. La longévité est d’au moins 19 ans.

Régime alimentaire

Les adultes consomment principalement des mammifères (rongeurs, petits lapins,…), dans une moindre mesure des oiseaux (oisillons et œufs), et quelques lézards et leurs œufs. Les mâles captures souvent des proies plus grosses que les femelles, les tuant par constriction. Les très jeunes serpents mangent de jeunes rongeurs, orthoptères et peut être des petits lézards et autres animaux de la même taille. Les adultes peuvent chasser les rongeurs à l’intérieur des bâtiments.

Répartition géographique

La Couleuvre à échelons est présente en Espagne et au Portugal, sur le littoral méditerranéen français et sur les iles d’Hyères, en Italie et à Minorque.

Statut de l’espèce

Amphibien et Reptile protégé (Article 1)
Convention de Berne (Annexe 3)

Bibliographie

S. Danflous, P. Geniez, N. Arnold & D. Ovenden (2004).Le guide herpéto : 199 amphibiens et reptiles d'Europe. Editions Delachaux et Niestlé. 288 p.


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Auteur

GB

Ingénieur écologue
Directeur de la publication
Responsable et fondateur de Conservation-nature.fr

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