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Activités humaines



Evolution de l’occupation des sols en France





L’urbanisation des milieux naturels est toujours en constante progression depuis le début du siècle. Elle se fait au détriment des terres agricoles, mais aussi des milieux semi-naturels. La forte expansion du tissu urbain peu dense et des zones industrielles et commerciales contribuent à l’augmentation des déplacements et par conséquent aux émissions de gaz à effet de serre. On constate également la poursuite de la conversion des prairies en terres cultivées mais à un rythme plus ralenti que depuis la fin du 20ème siècle.


L’inventaire Corine Land Cover permet de dresser un état des lieux de l’occupation des sols. Corine Land Cover est une base de données européenne d’occupation biophysique des sols. Ce projet est piloté par l'Agence européenne de l'environnement et couvre 38 Etats.

L’inventaire 2006 a permis d’établir que la France est occupée essentiellement par des terres agricoles (60%) et des forêts et autres espaces naturels (34%). Les espaces artificiels occupent 5 % du territoire, les zones humides 0,3% et les surfaces en eau 0,7%.

On constate depuis le début des années 2006 une augmentation de la surface utilisée par les espaces artificialisés (+3%). Cette progression se fait toujours essentiellement au détriment des espaces agricoles (-0,2%) et des forêts et espaces semi-naturels (-0,04%). Les surfaces en eau sont également en progression (+0,8 %) mais cela est expliqué essentiellement par une augmentation du nombre de plans d’eau artificiels.

On note également de nombreux changements au sein même d’une catégorie avec des forêts de conifères ou de feuillus qui deviennent des « forêts et végétations arbustives en mutation » (171 000 hectares concernés). Ces changements sont essentiellement dus à des mutations du paysage, d’un milieu fermé à un milieu ouvert, et vice versa. Des phénomènes comme les incendies, des tempêtes ou encore la sylviculture en sont responsables.

L’urbanisation croissante continue à grignoter une multitude d’habitats naturels. Les terres arables sont les principales concernées (44,3%) devant les zones agricoles hétérogènes (27,9%). Les prairies (15,7%) sont suivies des forêts et autres milieux naturels (11,9%). Enfin, malgré les politiques de conservation des zones humides, elles sont encore affectées avec 0,2% détruites.

Le tissu urbain discontinu, les zones industrielles et commerciales et les grandes infrastructures de transport représentent 90 % des surfaces artificialisées ces dernières sont non seulement consommatrices d’espaces mais elles sont également responsables de la fragmentation des habitats naturels.
Les zones industrielles et commerciales ont continué de s’étendre dans toutes les régions de France (+7,2%) depuis le début des années 2000. De même, les infrastructures de transport (réseau routier et ferroviaire) progressent également fortement (+19%).

Bibliographie


Ifen, 2010. « L’occupation des sols », Les données de l’environnement. 4 p.


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Auteur

GB

Ingénieur écologue
Directeur de la publication
Responsable et fondateur de Conservation-nature.fr

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