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Impact de l’escalade





La pratique de l’escalade est en pleine progression. Or cette dernière est réalisée dans un écosystème d’une très grande fragilité, les milieux rupestres, qui abrite une faune et une flore exceptionnelle, rare et menacée. Elle n’est donc pas sans conséquence pour le milieu naturel.


La pratique des activités de pleine nature, et notamment celle de l’escalade, est en pleine progression. Or cette dernière est réalisée dans un écosystème d’une très grande fragilité, les milieux rupestres, qui abrite une faune et une flore exceptionnelle, rare et menacée. La pratique de l’escalade n’est donc pas sans conséquence pour le milieu naturel, plusieurs impacts sont recensés :

Dérangement de la faune


Les espèces animales rupestres (vivant en falaises) ainsi que les espèces vivant à proximité des pistes d’accès aux voies d’escalade sont dérangées par la présence des grimpeurs (dérangement visuel, sonore). Il s’agit principalement de l’avifaune rupestre, comme les rupestres, mais on retrouve également des mammifères comme les chamois ou les bouquetins.

Le dérangement de l’avifaune est particulièrement sujet à conséquence lors de la période de reproduction. Un dérangement peut occasionner l’abandon du nid par les parents. Outre la dépense énergétique supplémentaire pour les adultes, l’absence de l’adulte augmente le risque de prédation du contenu du nid (œufs ou poussins) par des prédateurs et peut entrainer une hypo ou une hyperthermie des œufs (et/ou du poussin).

Destruction de la flore


On retrouve le même type d’impact que pour la faune. Le passage répété des grimpeurs en falaise et sur les voies d’accès entraine une destruction de la flore par piétinement, nettoyage des voies (arrachage), arrachage des végétaux par frottement… Or les milieux rupestres accueillent une flore patrimoniale souvent rare et menacée, qui a jusqu’à présent été conservée car les milieux de falaises peu utilisés par l’homme constituaient des zones refuges pour les espèces.

Pollution à proximité des voies


Il ne s’agit pas d’un phénomène qui touche la majorité des grimpeurs, mais comme dans chaque activité, on retrouve des pratiquants plus ou moins respectueux du milieu naturel. Certaines voies d’escalade nécessitent plusieurs heures, une journée voire plusieurs jours pour être réalisées. Il n’est donc pas rare que les grimpeurs s’alimentent lors de l’ascension voir effectue un bivouac au milieu du parcours. Part conséquent, certains d’entre eux sont susceptible de se débarrasser des déchets produits en le jetant de la falaise. On retrouve donc au bas de certaines voies d’escalade un tas de détritus entrainant une pollution physique de la nature.

Erosion des sols


Une érosion des sols peut également être constatée sur les sentiers utilisés par les grimpeurs pour se rendre sur les voies d’escalade. Ce phénomène est d’autant plus important sur les voies faciles où un plus grand nombre de grimpeurs sont présents.


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Auteur

GB

Ingénieur écologue
Directeur de la publication
Responsable et fondateur de Conservation-nature.fr

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