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Ecologie



Les différentes modes de dispersion des graines





Les espèces végétales utilisent différents modes de dissémination de leurs graines. Un même organe pouvant avoir plusieurs stratégies de dispersions.


Les espèces végétales utilisent différents modes de dissémination de leurs graines. Un même organe pouvant avoir plusieurs stratégies de dispersions.
Cette dispersion spatiale a été favorisée par la sélection naturelle, car elle permet :
- d'atteindre des habitats propices et favorables au développement des futures pousses,
- de diminuer la compétition entre individus en les disséminant sur un plus large territoire,
- d'échanger des individus entre populations et de favoriser ainsi le brassage génétique dans ces populations végétales
- de créer de nouvelles populations, en colonisant de nouveaux milieux.

Anémochorie


La dispersion des graines se fait par le vent, elle se fait donc de manière aléatoire. Ce mode de dissémination est celui le plus couramment rencontré chez les plantes, puisqu’on estime qu’il est présent chez 90 % des espèces végétales. Les graines sont généralement de petite taille pour pouvoir être transportées plus facilement par le vent.

On distingue plusieurs types d’anémochorie en fonction de la structure de la graine :
- Akène : Les graines sont contenues dans des capsules, plates, sèches et légères, portées par le vent sur de faible distance.
- Ombelle : Certaines graines sont portées par une ombelle sèche roulée au sol par les vents.
- Samare : Le péricarpe de la graine forme une samare, sous forme d'une membrane qui permet à la graine de franchir quelque distance portée par le vent.
- Pappus : Certaines graines sous forme d'akène sont surmontées d'un pappus, s'envolant au moindre souffle de vent et se fichent en terre pour faciliter la germination.

Par exemple, on rencontre ce mode de dissémination chez le Pin d’Alep (Pinus halepensis) qui produit une grande quantité de graines. En effet, les graines disséminées par le vent subissent une grosse perte (étant donné la distribution aléatoire), il est donc nécessaire de produire beaucoup de graines pour assurer qu’une quantité suffisante soit utilisable.

Autochorie


La dispersion des graines se fait par un mécanisme propre à l’espèce. Les graines peuvent ainsi être projetées à plusieurs dizaines de centimètres de la plante qui les a produites. On rencontre ce type de dissémination chez les fruits turgescents qui éclatent au moindre frottement ou encore chez les gousses de Fabaceae qui, lorsqu’elles se dessèchent, se tordent et s’ouvrent en expulsant les graines.

Par exemple, chez le Gui (Viscum album), la dispersion se fait par explosion du fruit qui projette la graine.

Barochorie


La dispersion des graines se fait par l’apesanteur, il y a donc formation d’un agrégat de graines. Une dissémination complémentaire par des animaux est possible.

Par exemple, on rencontre ce mode de dissémination chez le Chêne.

Hydrochorie


La dispersion des graines se fait par l’eau. Ce mode de dispersion concerne en premier lieu les plantes aquatiques, mais aussi quelques espèces terrestres.

On distingue deux types :
- Ombrahydrochorie : les gouttes de pluie ouvrent le fruit en tombant dessus.
- Nautochorie : l’eau est l’agent de transports des graines.

Zoochorie


La dispersion des graines se fait par les animaux. Ce processus présente l'avantage de faire franchir de grandes distances aux graines. Cela favorise l'extension de l'espèce et la diversification de son patrimoine génétique.

On distingue la encore plusieurs types :

Epizoochorie : le transport se fait par les poils ou les plumes des animaux. Ses graines peuvent s’accrocher en utilisant des épines, des harpons… Les animaux sont dans ce cas passifs et participent donc involontairement au transport des graines.

Zoochorie à élaïosome : une structure huileuse est présente à l’extérieure de la graine, elle attire les animaux qui vont emporter la graine, consommer l’élaïosome et laisser la graine. On parle également de Myrmécochorie.

Dyszoochorie : cela correspond au transport des graines qui ont des substances de réserves à offrir aux animaux, et qui sont oubliées ou perdues. On parle également de Synzoochorie.

Endozoochorie : les graines sont ingérées par les animaux et rejetées. On peut distinguer deux sous cas : l’ornithocorie quand il s’agit d’oiseaux, et la mammaliothorie quand il s’agit de mammifères. Elles transitent le long du système digestif en résistant aux sucs et sont disséminées, intactes, dans les déjections de l'animal. Certaines plantes nécessitent que les sucs digestifs des animaux ramollissent les coques dures de leurs graines pour germer.


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Auteur

GB

Ingénieur écologue
Directeur de la publication
Responsable et fondateur de Conservation-nature.fr

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