Vous êtes ici : > Accueil > Actualités > Divers > Convention sur la diversité biologique : 10e Conférence des Parties


Divers

Convention sur la diversité biologique : 10e Conférence des Parties



Le Japon hébergera du 18 au 29 octobre 2010, à Nagoya, la dixième Conférence des Parties (COP10) de la Convention sur la diversité biologique. L’Union européenne et la France souhaitent y obtenir des résultats visibles et concrets qui structureront les grandes lignes de l’action internationale en faveur de la biodiversité pour les prochaines années.


La dixième Conférence des Parties (COP10) à la Convention sur la diversité biologique revêt une importance particulière à l’occasion de l’Année internationale de la biodiversité. Les objectifs de la conférence de Nagoya sont l’adoption d’un protocole sur l'accès aux ressources génétiques et le partage des avantages issus de leur utilisation ainsi que la définition de nouveaux objectifs globaux en faveur de la préservation de la biodiversité.

La France soutient l’adoption d’un Protocole sur l'accès aux ressources génétiques et le partage des avantages issus de leur utilisation dans la ligne de l’Union européenne. Ce Protocole, qui concernerait les ressources génétiques mais également les connaissances associées à ces ressources et détenues par les communautés autochtones et locales, fonderait les règles internationales d’un marché des ressources génétiques et des savoirs traditionnels associés. Les bénéfices de ce marché devraient être réinvestis dans la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité. Par ailleurs, en tant que pays fournisseur de ressources génétiques (un statut particulier détenu au sein de l’Union européenne), notre pays poursuivra les réflexions initiées au plan national sur la mise en place de dispositifs d’APA en outre-mer et en métropole.

La communauté internationale s’est engagée en 2002 à Johannesburg lors du Sommet mondial sur le développement durable à ralentir la perte de la biodiversité à l’horizon 2010. Malgré les impulsions données à cette action, ces objectifs n’ont globalement pas été atteints.

Le Secrétariat de la Convention a fait part de propositions de nouveaux objectifs mondiaux après 2010 qui prévoient une vision à long terme (vers 2050), ainsi que vingt objectifs mesurables à atteindre en 2020. On sait que le niveau d’ambition de ces derniers et leur formulation dépendront, comme l’ont annoncé les pays du Sud, du montant des financements dédiés ainsi que des avancées en vue d’un Protocole d’accès aux ressources génétiques et de partage des avantages issus de leur utilisation. Nonobstant ce préalable, la France souhaite que la CDB :
  1. se donne des objectifs réalistes, concrets et ciblés, en vue de s’inscrire dans une approche positive pour entraîner l’adhésion des décideurs et du public.
  2. favorise une approche globale conforme à la vision française d’une gouvernance renforcée du développement durable : rôle renforcé du PNUE, lien avec les autres Accords Multilatéraux sur l’Environnement (AME) en matière de biodiversité, lien avec les autres dossiers mondiaux en cours (Rio+20, changement climatique, désertification, Objectifs du millénaire pour le développement).

Pour la France enfin, la priorité sera de sécuriser la création d’un mécanisme d’interface science-politique sur la biodiversité mondiale (IPBES), dont les avancées sont prometteuses. La CDB n’ayant pas d’autorité décisionnelle en la matière, notre pays attend toutefois de la Convention qu’elle salue les résultats de la dernière réunion de négociation de Busan et appelle à la création de l’IPBES par l’Assemblée générale des Nations unies (AGNU ) avant la fin de l’année 2010.

Source : MEEDAT


Marquer et partager


Dans la même thématique



Haut de page

Auteur

Communiqués de presse



Voir sa fiche