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La restauration de la biodiversité serait un investissement rentable



Les écosystèmes, depuis les forêts et l’eau douce jusqu’aux récifs coralliens et aux sols, fournissent à l’humanité des services essentiels estimés à plus de 72 trillions de dollars par an – ce qui est comparable au revenu national brut de tous les pays du monde pris ensemble.


Et pourtant, en 2010, on considère que près des deux tiers des écosystèmes du globe sont dégradés suite aux dommages qu'ils subissent, à leur mauvaise gestion et au manque d’investissement et de ré-investissement dans leur productivité, leur santé et leur viabilité.

La perte d'écosystèmes et de biodiversité qui en résulte est un défi pour nous tous, plus particulièrement, pour les pauvres du monde et, par conséquent, pour la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement.

La valeur des services rendus par les zones humides est estimée à quelque 7 trillions de dollars par an. Les zones humides boisées traitent plus d’eaux usées par unité d’énergie et leurs rapports coûts-bénéfices sont 22 fois supérieurs à ceux des méthodes traditionnelles de filtration sur sable des stations d'épuration.

Beaucoup des principales cultures du monde telles que le café, le thé et les mangues dépendent des services de pollinisation et de lutte antiparasitaire rendus par les oiseaux et les insectes. Selon certaines estimations, la perte de services écosystèmiques prévue pourrait conduire à une diminution de la production alimentaire mondiale allant jusqu’à 25 % d’ici à 2050, augmentant ainsi les risques de famine.

La perte de mangroves, de zones humides et de forêts augmente la vulnérabilité et contribue au fait que 270 millions de personnes sont touchées chaque année par des catastrophes naturelles.

Les écosystèmes, tels que les verdières, marécages de marée et forêts tropicales, sont également importants pour éliminer les gaz à effet de serre de l’atmosphère; leur déclin constant risque d'accélérer les changements climatiques et d'aggraver encore la vulnérabilité des pays et des communautés aux effets de ces derniers. Il est grand temps que les gouvernements prennent systématiquement en compte la gestion des écosystèmes ainsi que leur restauration dans les programmes nationaux et régionaux de développement.

Le présent rapport est une contribution à l’Année internationale de la biodiversité des Nations Unies. Il complète l’étude du PNUE sur l’Économie des écosystèmes et de la biodiversité qui met en lumière la richesse du capital naturel du monde.

Ce rapport documente plus de 30 études de cas de réussites en faisant référence à des milliers de projets de restauration qui vont des déserts et des forêts pluviales aux rivières et aux côtes.

Il confirme non seulement que la restauration est possible mais qu'elle peut aussi s’avérer très rentable du point de vue des épargnes publiques, des bénéfices et de la réalisation des objectifs plus larges de réduction de la pauvreté et de durabilité. Il présente également des recommandations importantes sur la façon d’éviter les pièges et de réduire les risques au minimum afin de garantir la réussite des mesures de restauration.

Le rapport « Planète morte, planète vivante : restauration de la biodiversité et des écosystèmes pour un développement durable » fait partie du travail en évolution constante du PNUE sur les défis mais aussi sur les possibilités immenses qu’offre le passage à une économie verte à faible intensité de carbone et économe en ressources.

La capacité de six milliards de personnes, qui seront plus de 9 milliards d’ici à 2050, de se développer, voire même simplement de survivre, au cours des prochaines décennies, dépendra en partie des investissements effectués dans les énergies renouvelables et moyens de transport efficace tels que les trains à grande vitesse et les systèmes de transport rapide par autobus.

Mais, comme le précise le présent rapport, il sera tout aussi important d’entretenir les infrastructures écologiques, de les améliorer et d’investir dans leur restauration, et de développer le capital naturel de la planète au lieu de le gaspiller.


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