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Mesures pour les professionels



Conserver et restaurer le petit patrimoine bâti





Le petit patrimoine bâti représente des zones importantes pour la faune. En effet, ils peuvent constituer une zone refuge, une zone d’alimentation ou encore une zone de nidification pour l’avifaune.


La réparation et la rénovation des habitations et des ouvrages d’art engendrent souvent des dérangements irréversibles pour les populations.

Le patrimoine bâti accueille une faune diversifiée : reptiles (Lézards…), oiseaux (Moineau soulcie, Moineau friquet, Martinet noir, Hirondelle des fenêtres, Rougequeue, Bergeronettes, Faucon crécerelle, Chouette effraie, Chouette chevêche,…) ou encore chauve-souris (Le petit Rhinolophe, Le grand Rhinolophe, Le Vespertilion à oreilles échancrées, Le Verspertilion de Daubenton, Le Verspertilion à moustaches, La Pipistrelle commune, Le Vespère de Savi, L'Oreillard méridional, Le Molosse de Cestoni).

Certaines de ces espèces ont un état de conservation défavorable. Un des exemples les plus frappants est celui de l'Hirondelle de fenêtre dont la population aurait subi une diminution de plus de 80 % de 1989 à 2001 ! Il est par conséquent indispensable de prendre des mesures pour conserver leurs habitats. Le petit patrimoine bâti situé dans les zones d’intérêt faunistique doit être conservé, et par conséquent sa destruction ou son abandon doit être évité.

Mesures préconisées


Le recalage des pierres et éventuellement le remplacement des pierres abimées. Les pierres utilisées pour la remise en état doivent être des pierres sèches de même origine que les pierres initiales. Il ne doit pas y avoir de remplissage des joints et des interstices afin qu’elles puissent être utilisées comme zone refuge par les reptiles. Un maximum de cavités doit être conservé, et si possible de nouvelles cavités peuvent être créées.

La suppression de la végétation envahissante dans et au pied des murets. Celle-ci doit être fait manuellement afin d’éviter toute destruction du patrimoine bâti et sans utilisation de produits phytosanitaires pour limiter tout impact sur le milieu naturel.

La prise en compte des espèces présentes dans le bâti avant toute construction ou rénovation. La connaissance des espèces présentes permettra de déterminer la meilleure période de réalisation des travaux en évitant les dates de reproduction. Ainsi les travaux devront être réalisés après la période de reproduction de l’année A et avant le début de la période de reproduction de l’année A+1.

L’accès des chiroptères dans les combles et clochers d’églises et dans les combles des bâtiments communaux doit être maintenu et/ou favoriser. Si l’on désire effectuer une sélection des espèces présentes, il est possible d’y installer des nichoirs et autres aménagements spécifiques à cette espèce.

L’utilisation de revêtement rugueux doit être préférée aux enduits lisses pour les façades, facilitant ainsi l’accrochage de nid d’Hirondelles des fenêtres.

L’utilisation de produits de traitement de charpentes « bio » comme, par exemple, les sels de bore doit être privilégié en remplacement des produits habituellement utilisés (lindane, hexachloride, benzène, sels de chrome, composés fluorés...), réputés pour leur toxicité.

La création de nichoirs lors de la construction ou rénovation du patrimoine bâti. Des gabarits de nichoirs en PVC peuvent être utilisés lors de la restauration des murs. De plus, ce type de construction ne nuit pas au classement des monuments historiques.

Financements possibles


Certaines de ces mesures peuvent être financées dans le cadre de contrats Natura 2000.

Ainsi, par exemple, les mesures relatives au débroussaillement peuvent être financées par les mesures agro-environnementales du Plan de Développement Rural National (mesure f du PDRN).

Ou encore les mesures relatives à des aménagements spécifiques pour des espèces d’intérêt communautaire peuvent être financées dans le cadre de la mesure t du PDRN (Protection de l’environnement pour l’agriculture, la sylviculture et la gestion de l’espace naturel, ainsi que l’amélioration du bien-être des animaux.)


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Auteur

GB

Ingénieur écologue
Directeur de la publication
Responsable et fondateur de Conservation-nature.fr

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