Vous êtes ici : > Accueil > Menaces > Pollution > Polluant : Oxyde d'azote


Pollution



Polluant : Oxyde d'azote





Les termes d’oxyde d’azote englobent un groupe de gaz hautement réactifs, tous contenant de l’azote et de l’oxygène dans des quantités différentes. Les NOx interviennent dans le processus de formation de l'ozone dans la basse atmosphère, ainsi que des pluies acides.


Présentation


Les termes d’oxyde d’azote englobent un groupe de gaz hautement réactifs, tous contenant de l’azote et de l’oxygène dans des quantités différentes.
Il s’agit notamment du :
- Protoxyde d'azote (N2O) ou oxyde nitreux
- Monoxyde d'azote (NO)
- Trioxyde de diazote (N2O3)
- Ion nitrate (NO3-)
- Dioxyde d'azote (NO2)
- Péroxyde d'azote (N2O4)
- Pentoxyde de diazote (N2O5)

Les oxydes d'azote, de formule chimique NOx , peuvent se former par combinaison de l'oxygène et de l'azote de l'air lors de phénomènes naturels (orages, éruptions volcaniques). Ils peuvent également se former lors d'incendies de forêt ou de matières azotées.

Emetteurs


Les oxydes d’azote sont principalement émis par les transports, responsables d’environ 50% des émissions. ’industrie (19%) et la transformation d’énergie (10%) sont également des sources non négligeables.

Les bilans d'émissions montrent le poids de plus en plus important du trafic automobile dans les rejets de polluants atmosphériques et notamment les NOx, dont il constitue la principale source (53 % des rejets français en 2007). En milieu urbain, la circulation est responsable en France d'environ 60% des émissions de NOx. Ce sont les poids lourds qui représentent la part la plus importante avec 25 % des émissions totales, les voitures particulières 11% et les voitures utilitaires 5,2%.

L’industrie manufacturière représente la deuxième source d’émission avec 14% des émissions de la France métropolitaine en 2007. Ces émissions ont baissé de 29% depuis 1990. La transformation d'énergie (9% des émissions de la France métropolitaine) a connu une forte augmentation de ses émissions dans les années 60 et 70 pour atteindre leur niveau maximal (358 kt) en 1980. La principale contribution est le secteur de la production d'électricité suite à la hausse de la demande (meilleur confort et développement du matériel électroménager dans les foyers, etc.).

Les émissions du secteur de l’agriculture, troisième source d’émission (11% des émissions en 2007), sont induites pour environ 40% par les sols agricoles suite à l’utilisation de fertilisants azotés et le reste par la combustion de produits pétroliers. Les émissions de ce secteur ont baissé de 29% depuis 1990 (-60 kt) du fait conjointement de la baisse de la consommation d’énergie des tracteurs et des autres engins et de la réduction de la quantité d’engrais azotés utilisée.

Impacts


Dans l’atmosphère, les oxydes d’azote peuvent contribuer à la formation d’ozone photochimique (smog) et avoir des conséquences sur la santé. Ils conduisent également à la formation de pluies acides et contribuent au réchauffement de la planète.

Les pluies acides sont dues au SO2 et au NO2 rejetés dans l’atmosphère. Ceux-ci sont respectivement oxydés par l’air en acide sulfurique H2SO4 et en acide nitrique HNO3. Ces pluies sont directement responsables d’atteintes foliaires, surtout chez les résineux car les dépôts détruisent la fine couche de cire recouvrant les aiguilles, ce qui les rends plus vulnérables vis à vis des différents types de pollution photo-oxydantes. Elles entrainent également la baisse du pH des milieux humides (lacs, étangs, cours d’eau,..). L’acidification des cours d’eau entraine la disparition des poissons et autres animaux présents.

Les oxydes d’azote participent également à la formation de l’ozone troposphérique dont ils sont l’un des précurseurs, à l’atteinte de la couche d’ozone stratosphérique et à l’effet de serre.

Le monoxyde d'azote passe dans les alvéoles pulmonaires, se dissout dans le sang où il limite la fixation de l'oxygène sur l'hémoglobine. Les organes sont alors moins bien oxygénés. Le dioxyde d'azote pénètre dans les voies respiratoires profondes où il fragilise la muqueuse pulmonaire face aux agressions infectieuses, notamment chez les enfants. En présence d'eau, le dioxyde d'azote se transforme en acide nitrique qui retombe au sol ou sur la végétation, contribuant ainsi, avec d'autres polluants, à l'acidification des milieux. Il constitue par ailleurs l'un des principaux précurseurs de la pollution photochimique par l'ozone.


Marquer et partager


Dans la même thématique


Haut de page

Auteur

GB

Ingénieur écologue
Directeur de la publication
Responsable et fondateur de Conservation-nature.fr

Voir sa fiche