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Monographies



Mésange huppée





La Mésange huppée (Parus cristatus) est un passereau de la famille des paridés. Huppe noire très prononcée sur la tête, bandeau oculaire noir en forme de croissant, bavette et collier noirs, corps brun roux dessus et blanc crème dessous.


Description de l’espèce

La Mésange huppée (Parus cristatus) appartient à la famille des Paridés. Cette mésange est de petite taille. Le plumage est brunâtre dessus et blanc sale dessous. Sa teinte est ornée de noir et blanc, avec une huppe triangulaire et pointue. Cette dernière est plus ou moins dressée. Sur ses joues, est dessiné un arc de cercle noir et elle porte également un petit collier noir et une bavette noire sur la gorge. Il n’y a pas de dimorphisme sexuel.

Taille : 11-12 cm
Envergure : 17-20 cm
Poids : 10-13 g

Biologie

Ecologie


© Gérald Berger
Mésange huppée
Cette espèce fréquente les forêts de résineux et de conifères (pins, sapins, épicéas). Bien qu'elle soit très inféodée aux conifères, elle peut être aussi observée dans d'autres milieux. Dans le sud de son de son aire de répartition, elle se rencontre aussi dans les hêtraies et les forêts de chênes-lièges. Elle niche aussi dans les vergers de pommiers, les hêtraies et dans les mélèzes en Ecosse. On la rencontre en plaine comme en montagne jusqu'à la limite supérieure de la forêt, mais en dehors de la période de reproduction, cette mésange s'aventure jusqu'à 2300 mètres d'altitude. Elle vit également dans les parcs et les jardins pour autant qu'elle y trouve un milieu favorable.

Comportement

L’espèce est grégaire en dehors de la saison de reproduction. Elle forme de petits groupes mixtes avec d’autres espèces de mésanges lors de la recherche de nourriture. L’espèce est monogame, les couples sont fidèles d’une année sur l’autre. L’espèce est sédentaire sur la majorité de son aire de répartition. Les seuls mouvements locaux résultent des juvéniles en âge de se reproduire qui s’installent sur un site de reproduction. Quelques cas de déplacements limités à 50-100 km sont présents dans l’est de l’aire de répartition.

Reproduction

La saison de reproduction peut démarrer dès le mois de mars mais généralement elle débute au mois d’avril dans la majorité de son aire de distribution.
La Mésange huppée niche dans un trou d’arbre ou dans la souche d’un arbre. Elle peut nicher dans les vieux trous d’un pic et exceptionnellement dans le nid d’un autre oiseau. Le nid est généralement tapissé de mousses, de laines, de poils et de plumes. Le trou mesure généralement 6 cm de diamètre et 3 cm de profondeur.
La femelle pond 3 à 9 œufs, variable suivant la répartition géographique de l’espèce. Ainsi, la ponte est généralement de 6-7 œufs en Europe centrale. Les œufs sont incubés par la femelle uniquement pendant 13 à 16 jours. Les jeunes, nourris par les deux parents, s’envolent après 18 à 22 jours.

Régime alimentaire

La Mésange huppée s’alimente essentiellement d’insectes, d’araignées et en dehors de la période de reproduction des graines (principalement des graines de conifères). Elle cherche souvent sa nourriture à terre ou dans les branches basses. Ainsi le régime alimentaire comprend les éléments suivants : mouches, libellules, sauterelle, perce-oreilles, lépidoptères (œufs, nymphes, larves et adultes), larves et adultes d’hyménoptères, larves et adultes de coléoptères, araignées, escargots, vers de terre ; mais également les graines des espèces suivantes : pin, sapin, faux cyprès, genévrier, hêtre, bouleau, rosier ; et quelques fruits : sorbier, cornouiller, bouleau, érable.

Répartition géographique - Evolution et état des populations

En Europe, la Mésange huppée, espèce d’origine paléarctique, se trouve dans une grande partie du continent : au nord, la Scandinavie jusqu’au cercle polaire et une partie très limitée de la Sibérie occidentale ; elle est absente des Iles britanniques (exceptée une partie de l’Ecosse). Au sud, son aire de répartition descend jusqu’à une courbe qui passe par le sud de l’Espagne, le nord de l’Italie, de l’Ukraine et du Kazakhstan. Au sud de cette limite, elle niche dans deux massifs montagneux : les Carpathes et les Balkans. Elle manque dans les Apennins, la Corse, la Sardaigne et la Sicile.

La population européenne de l’espèce est estimée entre 6 et 12 millions d’individus. Les principales populations sont retrouvées en Autriche (150 000 à 300 000 couples), Belarus (250 000 à 300 000 couples), Finlande (200 000 à 400 000 couples), France (200 000 à 1 million de couples), Allemagne (200 000 à 450 000 couples), Lettonie (300 000 couples), Lituanie (200 000 à 400 000 couples), Pologne (100 000 à 200 000 couples), Roumanie (450 000 à 600 000 couples), Russie (2,5 à 4,5 millions de couples), Espagne (800 000 à 1,5 million de couples), Suède (150 000 à 500 000 couples) et Suisse (120 000 à 160 000 couples).

La population européenne de l’espèce connait un déclin dans plusieurs pays d’Europe. La population russe a chuté de plus de 25 % au cours des dernières années, la population française de près de 25 % également. La principale menace pouvant affecter cette espèce est la destruction de son habitat, notamment l’abattage de vieux arbres ou des arbres contenant des cavités.

Statut de l’espèce

Convention de Berne (Annexe 2)
Oiseau protégé (Article 1)
Oiseau protégé (Article 5)

Bibliographie

MULLARNEY K., SVENSSON L., ZETTERSTROM D. & GRANT P.J. (2004).- Le guide ornitho. Delachaux et Niestlé. 399 p.

SNOW D.W. & PERRINS C.M. (1998).- The birds of the Western Paleartic. Concise Edition. Oxford University Press. 1832 p.


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Auteur

GB

Ingénieur écologue
Directeur de la publication
Responsable et fondateur de Conservation-nature.fr

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