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Monographies



Mésange charbonnière





La Mésange charbonnière (Parus major) est un passereau de la famille des paridés. C'est la plus commune des mésanges eurasiatiques. Elle se caractérise par sa calotte noire, ses joues blanches, son dos verdâtre et une bande noire (ou « cravate ») tout le long de la poitrine et du ventre jaunes. Cette bande est moins large chez la femelle que chez le mâle.


Description de l’espèce


© Gérald Berger
Mésange charbonnière
La Mésange charbonnière (Parus major) appartient à la famille des Paridés. C’est la plus grande des mésanges. Les parties inférieures sont jaunes avec une large zone ventrale noire chez le mâle et une raie étroite et interrompue chez la femelle. Le manteau est jaune verdâtre devenant plus vert en bas, tout comme le haut du dos et les scapulaires légèrement teintées de vert-olive. Le bas du dos et les couvertures sus-caudales sont d’un bleu-gris pâle, teinté de vert sur le croupion. L’adulte a la tête plutôt noire avec les joues et les couvertures auriculaires blanches. La queue est bleu-gris avec les rectrices externes largement terminées de blanc. Le dessus des ailes est bleu-grisâtre et présente un nette barre alaire blanche. En dehors de la raie noire sur le ventre qui diffère, la femelle est semblable au mâle, à peine un peu plus terne. Le bec est pointu et noir. Les yeux sont bruns foncés. Les pattes et les doigts sont gris-bleuâtre clair.

Taille : 14 cm
Envergure : 23-26 cm
Poids : 16-31 g

Biologie

Ecologie

La Mésange charbonnière occupe les forêts mixtes de feuillus, les jardins, les parcs, les cimetières, les vergers, les haies et les bosquets, ainsi que les exploitations agricoles où des arbres ou des arbustes sont présents. Elle préfère ainsi les milieux mixtes ou ouverts, voire fragmentés, aux milieux trop denses de forêt pure. Elle est également capable de tirer parti des installations humaines soit comme site de nidification (bâtiments…) soit comme site d’alimentation.

Comportement

L’espèce est grégaire en dehors de la saison de reproduction soit de la fin de l’été jusqu’au printemps suivant. Elle peut de plus se mélanger avec d’autres espèces dans la recherche de nourriture.
L’espèce est résidente dans une grande partie du sud et du centre de son aire de répartition. Les oiseaux situés plus au nord sont des migrateurs irréguliers, en fonction des conditions climatiques. De même, les oiseaux présents aux altitudes les plus élevées peuvent migrer vers de plus basses altitudes.

Reproduction

La saison de reproduction commence au mois de mars, mais peut varier en fonction de l’aire de distribution.
Le nid est situé dans un trou d’arbre mais également dans un trou d’un mur ou d’une autre construction humaine. Il peut parfois nicher dans une vieille cavité d’un écureuil, un vieux nid d’oiseau ou entre les rameaux d’un arbre assez dense ou des débris accumulés dans une haie. Le nid est constitué d’herbes sèches, de mousses, ou d’autres matières végétales et bordés de laines, de poils et de plumes.
La femelle pond de 3 à 18 œufs, mais généralement la ponte est comprise entre 6 et 11 œufs. L’incubation dure entre 12 et 15 jours et est assuré par la femelle uniquement. Les jeunes sont nourris par les deux parents et prennent leur envol entre 16 et 22 jours.

Régime alimentaire

La Mésange charbonnière s’alimente d’une grande variété d’insectes (et en particulier de Coléoptères et de Lépidoptères) et d’araignées, mais également d’une quantité importante de graines et de fruits en hiver. La mésange charbonnière se nourrit aussi bien sur le sol que dans les arbres ou la végétation en général. Elle est aussi capable d’extraire les larves des chenilles processionnaires de leur nid. L’espèce se nourrit ainsi de Coloptères (Carabidae, Hygrobiidae, Silphidae, Staphylinidae, Scarabaeidae, Buprestidae, Elateridae, Cantharidae, Dermestidae, Cleridae, Oedemeridae, Mordellidae, Lagriidae, Tenebrionidae, Nitidulidae, Coccinellidae, Cerambycidae, Bruchidae, Chrysomelidae, Curculionidae, Scolytidae), de Lépidoptères, d’Odonates, d’Orthoptères, de Pscoptères, de Dermaptères, d’Hémiptères, d’Orthoptères, de Trichoptères, de Diptères, d’Hyménoptères. L’hiver, elle se nourrit également de graines ou de fruits de Pinaceae, Cupressaceae, Taxaceae, Magnoliaceae, Salicaceae, Juglandaceae, Betulaceae, Corylaceae, Fagaceae, Aceraceae, Vitaceae, Hippocastanaceae, Tiliaceae, Oleaceae, Loranthaceae, Cannabaceae, Polygonaceae, Chenopodiaceae, Berberidaceae, Papaveraceae, Rosaceae, Leguminosae, Oxalidaceae, Geraniaceae, Thymelaeaceae, Ptelea, Anacardiaceae, Grossulariaceae, Celastraceae, Rhamnaceae, Elaeagnaceae, Violaceae, Cornaceae, Ericaceae, Empetraceae, Primulaceae, Moraceae, Galeopsis, CaprifoliaFeae, Compositae, Liliaceae, Gramineae.

Répartition géographique - Evolution et état des populations

La Mésange charbonnière est largement répandue à travers l’Eurasie, depuis la Grande Bretagne jusqu’au Japon, et aussi en Afrique du Nord (Algérie, Egypte, Maroc, Tunisie).

Les effectifs européens de l’espèce sont estimés entre 46 et 91 millions de couples. On retrouve les plus gros effectifs au Belarus (1,5 millions de couples), en Croatie (1 à 1,5 million de couples), République Tchèque (3 à 6 millions de couples), en France (2 à 10 millions de couples), en Allemagne (3,5 à 7,6 millions de couples), en Grèce (1 à 2 millions de couples), en Italie (1 à 2 millions de couples), en Pologne (1 à 3 millions de couples), en Roumanie (850 000 à 2,6 millions de couples), en Russie (10 à 15 millions de couples), en Serbie (900 000 à 1,4 millions de couples), en Slovaquie (1,5 à 3 millions de couples), en Espagne (1 à 3,6 millions de couples), en Suède (1,5 à 3 millions de couples), en Turquie (2 à 6 millions de couples), en Ukraine (3 à 4 millions de couples) et au Royaume Uni (2 millions de couples).

Les effectifs de l’espèce sont stables dans la majorité des pays européens.

Statut de l’espèce

Convention de Berne (Annexe 2)
Oiseau protégé (Article 1)
Oiseau protégé (Article 5)

Bibliographie

MULLARNEY K., SVENSSON L., ZETTERSTROM D. & GRANT P.J. (2004).- Le guide ornitho. Delachaux et Niestlé. 399 p.

SNOW D.W. & PERRINS C.M. (1998).- The birds of the Western Paleartic. Concise Edition. Oxford University Press. 1832 p.


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Auteur

GB

Ingénieur écologue
Directeur de la publication
Responsable et fondateur de Conservation-nature.fr

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