Etourneau sansonnet (Sturnus vulgaris)




Description de l’espèce


© Gérald Berger
Etourneau sansonnet
L’Etourneau sansonnet (Sturnus vulgaris) est un oiseau de la famille des Strunidés. L'adulte en plumage nuptial est noir et brillant avec des reflets verts iridescents verts et rouge violacés et moucheté de blanc sur le dos et le bas du ventre. Le bec est jaune avec la base gris-bleu chez le mâle, et rosâtre chez la femelle. Le plumage internuptial est similaire, mais a perdu de ses reflets iridescents, et les taches claires de la partie inférieure remontent jusqu'à la gorge et sont plus nettes sur le dos. Le bec est sombre. Les pattes et les doigts sont brun-roux.
L'espèce présente un discret dimorphisme sexuel : la femelle est plus terne, mais présente plus de taches sur la face ventrale.

Taille : 21 cm
Envergure : 31 - 40 cm
Poids : 60 – 96 g

Biologie

Ecologie

L’espèce fréquente un grand nombre d’habitats, on peut le retrouver dans les jardins des zones rurales ou urbaines et dans les régions cultivées plantées d'arbres, dans les bois clairsemés de feuillus ou mixte mais aussi de plus en plus fréquemment en pleine ville. Sa limite altitudinale se situe vers 1500 mètres. En période internuptiale, la liste des milieux qu'il fréquente s'allonge considérablement. Il fréquente toujours villes et villages, devenant un visiteur peu apprécié mais de plus en plus noté sur les mangeoires à mésanges et dans les auges des bovins. La nuit venue, les étourneaux se rassemblent en dortoirs de plusieurs milliers d'individus sur des arbres en pleine ville. Les roselières d'étangs servent également de lieux tranquilles pour dormir tandis que la campagne, des prairies aux labours et aux chaumes de maïs, est investie durant la journée lors de la recherche de nourriture.

Comportement

L’espèce est migratrice partielle, suivant la localisation géographique. Il est sédentaire en Europe du Sud et de l'Ouest, mais les populations nordiques et orientales migrent en hiver vers ces régions, et même plus loin vers le sud, sur tout le pourtour méditerranéen. En France, seules les populations du Nord-Est migrent et passent la mauvaise saison dans le Sud-Ouest, dans la péninsule ibérique et le Maghreb. Néanmoins, ils sont remplacés par d'autres migrateurs plus nordiques. Les oiseaux des autres régions de France sont sédentaires et se mêlent aux hivernants étrangers et, à l'automne et au printemps, aux migrateurs qui passent l'hiver dans la péninsule ibérique.

Cet oiseau peut être solitaire comme former des nuées de plus de 100 000 individus. Lorsqu'il est migrateur il constitue des bandes immenses qui s'organisent en dortoirs pour la nuit.

Reproduction

La saison de nidification de l’espèce s’étale de mai à juillet.
L’espèce niche dans n'importe quel trou ou cavité d'arbre ou de bâtiment. Son nid est fait d'une structure grossière de paille et d'herbe, tapissée de plumes. L'étourneau le décore parfois avec les feuilles vertes ou les fleurs de plantes aux propriétés insecticides. Il niche souvent en colonies
La femelle pond 4 à 6 œufs bleu pâle ou blanc pâle. L’incubation dure pendant 14 jours. Les jeunes seront nourris par les deux parents avant de prendre leur envol après 21 jours. L’émancipation a lieu au bout de 4 – 5 semaines.

Régime alimentaire

L’étourneau sansonnet est un oiseau omnivore opportuniste. Il se nourrit principalement de vers et d’insectes trouvés dans les herbes des pelouses en picorant la terre, mais elle comprend aussi des pommes, des cerises et des chenilles.

Répartition géographique - Evolution et état des populations

Cette espèce est très abondante dans toute l'Europe mais aussi en Asie mineure, en Russie et jusqu'en Mongolie, mais aussi sur le continent nord américain. L’espèce est nicheuse dans toute la France à l'exclusion de la Corse où il n'apparaît qu'en dehors de la période de reproduction.

La population mondiale de l’espèce est estimée à 310 millions d’individus. La population nicheuse européenne est estimée entre 23 et 56 millions de couples. Les principales populations sont présentes au Belarus (1,5 à 1,7 million de couples), en Bulgarie (2 à 6 millions de couples), en Croatie (1 à 1,6 million de couples), en France (1,5 à 6 million de couples), en Allemagne (1,7 à 4,3 millions de couples), en Italie (1 à 3 millions de couples), en Pologne (1,5 à 3 millions de couples), en Russie (2,5 à 10 millions de couples), en Turquie (1 à 4 millions de couples) et en Ukraine (1,4 à 1,9 millions de couples).

Statut

Directive Oiseaux : Annexe II/2

Bibliographie

MULLARNEY K., SVENSSON L., ZETTERSTROM D. & GRANT P.J. (2004).-Le guide ornitho. Delachaux et Niestlé. 399 p.

SNOW D.W. & PERRINS C.M. (1998).- The birds of the WesternPaleartic. Concise Edition. Oxford University Press. 1832 p.

GB


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