Serin cini (Serinus serinus)




Description de l’espèce

Le Serin cini (Serinus serinus) appartient à la famille des fringillidés. C’est un oiseau de petite taille possédant une silhouette plutôt ronde et un bec très court, de forme conique. Le dos, le ventre et le flanc sont striés chez les deux sexes. Le mâle a la tête et la poitrine d’un jaune vif teinté de reflets verdâtres, de même que le croupion. À l’automne son plumage perd toutefois en éclat, le jaune de la face et du poitrail s’atténue jusqu’à disparaître complètement. La femelle est à peu près similaire, mais plus terne et plus nettement striée. Chez les juvéniles, les parties jaunes des adultes sont blanc beigeâtre.

Taille : 11-12 cm
Envergure :
Poids : 10-14 g

Biologie

Ecologie


© Gérald Berger
Serin cini
Le Serin cini fréquente les campagnes cultivées, les bosquets, les lisières de bois, les parcs, les jardins, les vergers… avec une préférence pour les zones abritant des conifères feuillus. Il est confiné à l’ouest du Paléarctique et à l’origine aux zones méditerranéennes même sa répartition s’est étendue plus au nord au 19ème siècle vers les zones tempérées et chaudes, puis au 20ème siècle jusqu’à la limite de la forêt boréale. Il est vulnérable au froid humide et est incapable de faire face à des hivers rigoureux. La modification de sa répartition géographique est expliquée en partie par la modification des habitats.

Comportement

L’espèce est grégaire en dehors de la saison de reproduction, formant des petits groupes pendant la recherche de nourriture ou la migration (généralement moins de 100 oiseaux). Mais il n’est pas rare d’observer des groupes plus importants lors de la migration ou sur les sites d’hivernage assez pauvres. Dans les conditions optimales, l’espèce est solitaire ou par petits groupes.
L’espèce est migrateur partiel, elle hiverne dans le sud de son aire de répartition à savoir dans l’ouest et le sud de l’Europe. La plupart des oiseaux quittent le nord de l’aire de répartition mais des comptages hivernaux ont déjà montré que certains serins restent sur place, au moins certaines années. La migration automnale a lieu principalement entre septembre et novembre avec un pic en octobre. La migration printanière a lieu entre février et mai, le pic étant entre mars et avril.

Reproduction

La date de ponte varie suivant la localisation de l’espèce : du mois de février en Afrique du Nord au mois de mai dans le centre et le nord de l’Europe, et de mars en Espagne.
Le nid est construit assez haut dans un conifère feuillu, souvent entre le tronc et une branche périphérique. C’est un petit nid compact constitué de fines brindilles, de tiges et parfois de racines, de mousses, de lichens, de poils, de plumes.
La femelle pond 3 à 4 œufs bleu-pâle, blanc ou blanc-verdâtre. L’incubation dure 12 jours, et est assurée par la femelle uniquement. Les jeunes sont nourris par les deux parents et prennent leur envol après 15 jours.

Régime alimentaire

Le régime alimentaire du Serin cini est composé de graines et autres matières végétales, et parfois de petits invertébrés. La recherche de nourriture se fait essentiellement au sol sur l’herbe ou dans les arbres. Il se nourrit notamment des graines, bourgeons ou fleurs des espèces suivantes : Picea, Thuja, Larix, Betula, Alnus, Ulmus, Morus, Urtica, Cannabis, Rumex, Polygonum, Fagopyrum, Atriplex, Amaranthus, Stellaria, Minuartia, Papaver, Cruciferae, Rosa, Epilobium, Oenothera, Anagallis, Myosotis, Lavandula, Plantago, Compositae, Poa, Setaria.

Répartition géographique - Evolution et état des populations

L’espèce est présente dans tous les pays d’Europe en été ainsi qu’en Afrique du Nord (Maroc, Algérie, Tunisie). En hiver, sa distribution se limite au sud de l’Europe.
La population européenne de l’espèce est comprise entre 8 et 12 millions de couples. Les principales populations sont situées en Autriche (45 000 à 90 000 couples), Bulgarie (50 000 à 150 000 couples), Croatie (150 000 à 200 000 couples), République tchèque (450 000 à 900 000 couples), la France (400 000 à 2 million de couples), l’Allemagne (200 000 à 420 000 couples), la Hongrie (160 000 à 245 000 couples), Italie (500 000 à 1 million de couples), Pologne (150 000 à 250 000 couples), Portugal (1 à 5 millions de couples), Roumanie (245 000 à 650 000 couples), Slovaquie (50 000 à 100 000 couples), Espagne (4 à 6,6 millions de couples), Turquie (500 000 à 2 millions de couples) et en Ukraine (155 000 à 215 000 couples).
Les effectifs de l’espèce sont stables dans la plupart des pays européens, excepté en France et en Sicile connait une régression.

Statut de l’espèce

Convention de Berne (Annexe 2)
Oiseau protégé (Article 1)
Oiseau protégé (Article 5)

Bibliographie

MULLARNEY K., SVENSSON L., ZETTERSTROM D. & GRANT P.J. (2004).- Le guide ornitho. Delachaux et Niestlé. 399 p.

SNOW D.W. & PERRINS C.M. (1998).- The birds of the Western Paleartic. Concise Edition. Oxford University Press. 1832 p.


GB


Haut de page