Tarier patre (Saxicola rubicola)




Description de l’espèce


© Gérald Berger
Tarier pâtre
Le Tarier pâtre (Saxicola torquata) est un oiseau de la famille des Turdidés. Le mâle a la tête noire, avec une grande tache blanche aux côtés du cou. La poitrine est orangée, le croupion brun taché de foncé ou chamois roussâtre sans tache. La femelle a la gorge ombrée de brun un vague sourcil pale. Les liserés sables des secondaires et de l'extrémité des grandes couvertures forment une zone pâle sur l'aile et une nette barre alaire claire qui contrastent avec les primaires sombres.

Taille : 12-13 cm
Envergure : 18-21 cm
Poids : 14 à 17 g

Confusions possibles

La femelle de Tarier pâtre peut être confondue avec la femelle de Tarier des près (Saxicola rubetra) pour les personnes peut expérimentées. La queue de la femelle de Tarier des près est fortement tachetées alors que celle de Tarier pâtre ne l’est pas. De plus chez cette dernière la couleur orangée de la poitrine ne remonte pas jusqu’à la tête et la tête étant moins foncée avec le sourcil moins marqué.

Biologie

Ecologie

Le Tarier pâtre se reproduit dans l’ouest du paléarctique, dans les régions tempérées, les steppes, et les zones méditerranéennes. Il est absent des hautes altitudes, des régions montagneuses dans le nord de l’aire de répartition, et des hautes forêts, des zones humides, des milieux ouverts qui sont nus ou ont seulement une faible densité de végétation.

Comportement

Le Tarier pâtre varie de migrateur à resident au sein de son aire de répartition. Il est particulièrement sensible au froid hivernal. Les populations migratrices hivernales passent l’hiver dans le sud de l’aire de reproduction, avec des concentrations importantes dans le sud et l’est de l’Espagne, les îles Baléares et la côté algérienne. Les populations méditerranéennes sont visiblement résidentes, les populations d’Afrique du Nord aussi. Les populations de Grande-Bretagne, d’Irlande, du Nord-Ouest de la France sont partiellement migratrices.

Reproduction

Le Tarier pâtre fait son nid sur le sol ou à proximité du sol dans une végétation dense, à la base d’un buisson, ou dans le maquis de faible épaisseur. Le nid est constitué d’herbes sèches, de tiges, de feuilles en vrac, bordés de poils et de plumes, parfois de laine.
La femelle pond 4 à 6 œufs elliptiques, légèrement brillant de couleur bleu pale à vert bleu de mars à mi-avril. L’incubation dure 13 à 14 jours et est assurée par la femelle uniquement. Les jeunes prennent leur envol après 12 à 16 jours, et sont nourris par les deux parents.

Régime alimentaire

Le Tarier pâtre se nourrit essentiellement de petits et moyens insectes et autres invertébrés, ainsi que de baies. Dans l’ouest du Paléarctique, les proies suivantes ont déjà été notées : odonates, perce-oreilles, des adultes et larves de lépidoptères, des adultes et des larves de mouches, des hyménoptères, des adultes et des larves de coléoptères, des araignées, des cloportes, des vers de terre. Il peut également se nourrir de petits poissons et de lézards jusqu'à 8 cm de long ; mais également de semences, de mûres.

Répartition géographique - Evolution et état des populations

Le Tarier pâtre est largement répandu en Eurasie et plus dispersé en Afrique. Il niche dans l’ensemble de l’Europe, à l’exception de l’Islande, des pays Baltes et de la Biélorussie. On le retrouve principalement en Espagne, France et Italie. En France, l’espèce est nicheuse sur tout le territoire. Toutefois on observe une lente régression dans plusieurs départements.

La population européenne de l’espèce est estimée entre 2 et 4,6 millions de couples. Les principaux pays abritant l’espèce sont l’Azerbaïdjan (50 000 à 100 000 couples), la France (400 000 à 1,6 million de couples), la Grèce (50 000 à 100 000 couples), la Hongrie (390 000 à 515 000 couples), l’Italie (200 000 à 300 000 couples), le Portugal (25 000 à 250 000 couples), la Roumanie (164 000 à 240 000 couples), la Russie (200 000 à 500 000 couples), l’Espagne (250 000 à 500 000 couples) et la Turquie (120 000 à 200 000 couples).

Les causes de déclin de l’espèce sont principalement la destruction des habitats favorables en raison de la croissance de l’agriculture intensive, la régression du pâturage, le débroussaillage, les brulis, les arrachages de haies, les drainages, la fauche des talus de routes et l’évolution des friches vers des milieux arborescents.

Statut de l’espèce

Convention de Berne (Annexe 2)
Oiseau protégé (Article 1)
Oiseau protégé (Article 5)

Bibliographie

MULLARNEY K., SVENSSON L., ZETTERSTROM D. & GRANT P.J. (2004).- Le guide ornitho. Delachaux et Niestlé. 399 p.

SNOW D.W. & PERRINS C.M. (1998).- The birds of the Western Paleartic. Concise Edition. Oxford University Press. 1832 p.


GB


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