Lézard des murailles (Podarcis muralis)




Description de l’espèce

Le Lézard des murailles (Podarcis muralis) appartient à la famille des Lacertidae. C’est un petit lézard aplati avec une collerette au bord généralement lisse et les écailles faiblement carénées. Le motif est très variable. La majorité des individus sont brunâtres ou gris (occasionnellement teintés de vert), souvent avec des barres noires et blanches sur les bords de la queue. Les femelles ont les flancs généralement foncés avec parfois des stries dorso-latérales pâles, mieux marquées au niveau du cou et couramment une bande vertébrale sombre ou une rangée de points. Les mâles sont parfois semblables mais avec un motif généralement plus complexe : souvent des taches claires sur les flancs et des marques sur le dos plus contrastés. Le ventre est blanchâtre ou beige pale, mais souvent avec au moins un peu de rouge, rose ou orange, surtout chez les mâles. La gorge est généralement blanchâtre ou crème, marquée de rouille. Les juvéniles ressemblent plus ou moins aux femelles mais la queue est généralement gris clair. Ils mesurent jusqu’à 7,5 cm de longueur. La queue mesurant 1,7 à 2,3 fois la longueur du corps.

Confusions possibles

Les femelles ressemblent au Lézard vivipare (Zootoca vivipara).

Biologie

Ecologie

Le Lézard des murailles est répandu dans la plus grande partie de son aire de répartition, mais il est localisé sur des sites à la fois abrités et ensoleillés dans le nord, et souvent aux régions montagneuses dans le sud (où il atteint 2500 m). Généralement bon grimpeur, il est souvent observé dans les contextes rocheux. En général, cette espèce est très active, alerte et généralement plus aventureuse et opportuniste que les autres lézards. C’est le lézard le plus fréquent près des habitations.
Le territoire d'un individu est situé dans un endroit pierreux bien ensoleillé. Il doit lui fournir des ressources alimentaires en quantité suffisante, ce qui implique la présence d'une couverture végétale suffisante pour héberger de nombreuses proies et des abris utilisés en cas de danger ou en cas de trop forte chaleur pendant la journée. Il s' agit principalement de fissures et cavités entre des pierres, mais aussi de cavités entre des blocs de béton, des trous de micromammifères ou des fentes dans le sol servant comme abris pour la nuit, les périodes de mauvais temps, d' hivernage et de sites de ponte adéquats.

Reproduction

Son système reproductif est du type ovipare. L’accouplement a lieu au printemps. Les femelles produisent 2 à 3 pontes par an mais souvent une seule en montagne, et éventuellement jusqu’à six pontes dans les parties les plus chaudes de son aire de répartition. La ponte est constituée de deux à dix œufs (souvent environ 6), elle est déposée dans un trou creusé dans le sol meuble ou sous une pierre, là où la couverture végétale est faible ou nulle. L’éclosion a lieu au bout de 6 à 11 semaines. Les nouveaux nés mesurent 2,5-3 cm. La maturité sexuelle est atteinte en 1 an. La longévité de l’espèces est estimée à 7 ans dans la nature.

Régime alimentaire

Le Lézard des murailles se nourrit d'insectes (mouches, chenilles et papillons, orthoptères), d'araignées, de vers de terre, de criquets, de grillons, de teignes… L' eau indispensable provient non seulement de la rosée, mais aussi de certaines feuilles ou fruits charnus.

Répartition géographique

On le trouve dans de nombreux pays d’Europe : Belgique, Pays-Bas, Autriche, Slovaquie, Roumanie, Espagne, Italie, Balkans, France. En France il est présent jusqu'en Alsace, Bretagne et Nord-Pas-de-Calais.

Menaces

L' altération et disparition des habitats naturels, en particulier les affleurements rocheux à la suite de leur boisement, de leur utilisation comme sites d' escalade intensifs, l' ouverture de carrières sont les menaces les plus connues quant' à la survie du biotope des lézards. D' autres aménagements tels la remise en activité de carrières désaffectées, la création de décharges ou terrains de motocross, le boisement spontané ou non, la reprise de l' activité extractive sont égalements des éléments défavorables au développement et à la survie des lézards.

Statut de l’espèce

Amphibien et Reptile protégé (Article 1)
Convention de Berne (Annexe 2)
Directive Habitats Faune Flore (Annexe 4)

Bibliographie

S. Danflous, P. Geniez, N. Arnold & D. Ovenden (2004).Le guide herpéto : 199 amphibiens et reptiles d'Europe. Editions Delachaux et Niestlé. 288 p.


GB


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