Pinson des arbres (Fringilla coelebs)




Description de l’espèce


© Jérôme Legrand
Mâle de Pinson des arbres
Le Pinson des arbres (Fringilla coelebs) est un oiseau de la famille des Fringillidés. Le mâle a les côtés de la tête et a poitrine rouge rouille, la calotte et la nuque gris bleuté, le dos brun – roux et le croupion verdâtre. Deux barres alaires blanches sont visibles sur les couvertures alaires. Les plumes centrales de la queue sont grises ardoisées, et entourées de plumes noires avec toutefois un liseré blanc aux extrémités. La femelle est gris – verdâtre dessus à vague nuance brune, le dessous est blanc grisâtre, et la calotte est brun-vert-olive, les joues sont gris-brun. Les barres alaires sont plus étroites que chez le mâle. Le bec est gris-bleu en été et brun clair en hiver. Les yeux sont foncés. Les pattes et les doigts sont brun clair.

Taille : 14-16 cm
Envergure : 24-28 cm
Poids : 19 à 24 g

Biologie

Ecologie

Le pinson des arbres est oiseau commun que l'on retrouve abondamment dans les milieux boisés de tous types (avec toutefois une préférence pour les mélanges de bois de feuillus), dans les haies, les bosquets, les terres agricoles, les parcs et les jardins publics ou privés. En hiver, les milieux ouverts avec des terres agricoles sont fréquentés s’ils offrent suffisamment de ressources alimentaires. En Montagne, on les retrouve jusqu’à 2200 à 2500 m dans le Caucase.

Comportement

L’espèce est principalement grégaire en dehors de la saison de reproduction. Les individus forment des groupes pour la recherche de nourriture et la migration. L’espèce est territoriale en période de reproduction.
Le système d’accouplement est essentiellement monogame mais à titre exceptionnelle la bigamie peut être observée.
L’espèce est migratrice partielle. Ce sont principalement les oiseaux du nord de l’aire de répartition qui vont migrer ainsi que les femelles. En Europe, les oiseaux migrent sur vers le sud-ouest sur un front assez étroit. Les populations occidentales migrent plus à l’ouest et les populations de l’est migrent plus vers l’est. En hiver, les visiteurs hivernants augmentent considérablement les populations de l’ouest et du sud de l’Europe, et peuvent atteindre parfois l’Afrique du Nord. L’espèce migre de jour dans de grands groupes, préférentiellement le matin.
Les femelles ont tendance à plus migrer que les mâles, au moins dans certaines zones de l’aire de répartition.

Reproduction

Le début de la saison de reproduction dépend de la température printanière. La saison commence ainsi de plus en plus tard du sud-ouest au nord-est de l’Europe, soit de mi mars à mi juillet.
Le nid est situé dans la fourche d’un arbre ou d’un arbuste, ou sur une branche. Le nid est compact et soigné, formé de lichens, de mousses, d’écorces, d’herbes, de tiges, de radicelles, de poils et de plumes. Il est construit uniquement par la femelle.
La femelle pond 4 à 6 œufs lisses et légèrement brillants, de couleur bleu-vert à rouge-gris avec des taches brun-violet concentrées sur l’extrémité large. L’incubation dure en moyenne 12,6 jours et est assurée par la femelle uniquement. Les jeunes sont nourris par les deux parents mais de manière moindre pour le mâle. L’envol se fait après environ 13,9 jours.

Régime alimentaire

Le Pinson des arbres se nourrit essentiellement de graines et autres matières végétales, excepté durant la saison de reproduction où il s’alimente principalement d’invertébrés. Les graines sont généralement attrapées sur le sol et non pas arrachées sur la plante (sauf pour les arbres et arbustes). Au printemps et en été, il s’alimente essentiellement dans les arbres et arbustes pour capturer les invertébrés comme les chenilles. De nombreuses espèces d’invertébrés ont été recensées comme les collemboles, les libellules, les sauterelles, les blattes, des fourmis, des coléoptères, des milles pattes… Mais il peut capturer également des araignées ou des escargots.

Répartition géographique - Evolution et état des populations

Le pinson des arbres vit dans toute l'Europe, au Maghreb en Égypte et en Mauritanie, au Moyen-Orient sauf au Yémen et en Oman, dans toute l'Asie sauf l'Asie du Sud-Est, dans les Corées et au Japon. Il a aussi été introduit en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Afrique du Sud. Il a aussi été aperçu au Groenland et au Québec.

La population européenne de l’espèce est estimée entre 130 et 240 millions de couples. Les principales populations européennes sont retrouvées en Autriche (1,6 à 3,2 millions de couples), Belarus (7,5 à 8,5 millions de couples), Bulgarie (2 à 6 millions de couples), Croatie (1 à 1,5 millions de couples), République Tchèque (4 à 8 millions de couples), Danemark (1,5 à 2 millions de couples), Estonie (1,5 à 2,5 millions de couples), Finlande (5 à 7 millions de couples), France (4 à 15 millions de couples), Allemagne (5 à 12 millions de couples), Grèce (1 à 3 millions de couples), Irlande (1 à 2,5 millions de couples), Italie (1 à 2 millions de couples), Lettonie (2,6 à 3,2 millions de couples), Lituanie (2,5 à 3,5 millions de couples), Norvège (1 à 1,5 millions de couples), Pologne (5 à 10 millions de couples), Roumanie (2 à 6 millions de couples), Russie (50 à 80 millions de couples), Serbie (1,5 à 2 millions de couples), Slovaquie (3 à 5 millions de couples), Slovénie (1 à 1,5 millions de couples), Espagne (2,6 à 6,4 millions de couples), Suède (7,5 à 15 millions de couples), Turquie (3 à 9 millions de couples), Ukraine (5 à 7 millions de couples) et Royaume-Uni (6 millions de couples).

Les populations françaises et suédoises connaissent un déclin important de leurs populations au cours des dernières années. Le reste des populations européennes ont leurs effectifs stables. La principale menace pouvant affecter l’espèce est la réduction de ses proies (invertébrés) par utilisation massive de pesticides et herbicides.

Statut de l’espèce

Convention de Berne (Annexe 3)
Oiseau protégé (Article 1)
Oiseau protégé (Article 5)

Bibliographie

MULLARNEY K., SVENSSON L., ZETTERSTROM D. & GRANT P.J. (2004).- Le guide ornitho. Delachaux et Niestlé. 399 p.

SNOW D.W. & PERRINS C.M. (1998).- The birds of the Western Paleartic. Concise Edition. Oxford University Press. 1832 p.


GB


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